• Avenue Stanley

    KU SINA KIOKIO TUA TUKA
     

    Konso kua Simbi ka fuete zaya keti kueyi ka tuka. Yi Sina kieto kiokio. Lutenge ye lu kimuenene mu nsangu za Avenue Thys. Bala bala yoyo yi vuidi matoko ye ndumba zayingi sa sansukila muna. Kua Ba Mpangi bobo beta zingila mu avenue Kasa Vubu, lu toma zaya beno mosi lua sola Mbuta André Munsangi bonso Mfumu ya Bala Bala. Mbuta yoyo, kena mungizila ko. Yandi wuna Simbi kia nkulu kia avenue Thys. Crispin Lukoki wuna muana avenue Thys... Parangle Mambuene, Yani mpe wuna bonso un autre doyen de l'avenue Thys. Yani lenda ku lu confirmer mpova zeto.
     

    Vo yi mono mpangi eno Kocsis, ngina muana wa avenue Stanley, yoyo ya kuma ye nkumbu ya avenue Muene Ditu. Avant de passer en revue les différentes familles qui furent nos voisines immédiates sur cette rue, parlons en deux trois lignes de Monsieur Henry Morton Stanley à qui fut dédiée cette avenue. Celui-ci fut le grand explorateur qui avait contribué pour le compte de Léopold II, le Roi des Belges, à la création de l’Etat Indépendant du Congo. Il fut la première personne à avoir réussi de traverser de l'Est à l'Ouest à la tête d'une importante délégation ce vaste territoire qui deviendra le Congo Belge. Lorsqu'il arriva, exténué,  à l'embouchure du fleuve Congo, il avait accompli la lourde mission qu'on lui avait confié... Voilà comment cet homme est entré vivant dans l'histoire. Pour les enfants nés sous Mobutu, cette rue débaptisée porte jusqu’à ce jour le nom de Mwene Ditu. Papa Alexandre Mabidi et Mama Jeanne Lufuma  ont résidé durant plusieurs années sur l'avenue Stanley au n° 16. C’est la parcelle qui tourne toujours le dos à l'actuelle résidence de Kocsis en construction sur l’actuelle avenue Kasa Vubu. C’est sur cette avenue Stanley que Mbuta Leki, Manuelle et moi, avions connu les premières sensations de notre vie et nos premiers amis que furent Emmanuel Nziazia et son petit frère Gabriel Nanizayavo ; Mambuene Parangle et son petit frère Paul alias Dinkondo ; Frédérique Mandina et son petit frère Bruno Ntongo ; Mayala Debandit, Ndodi, Kiese Depadou, Faustin, Joseph Lubasa alias Lujos et son petit frère Emmanuel Mickérinos, Djeef Mayenda, Jean Nzeyidio, Honoré Lututua et son frère Léon Mankoka « Tueziezia », David et Matayi « Ntiempa Ntiempa », Bibouben, Bakila Bacchus, Lunkiesa, Makanzu José, Nsokele Dieudonné, Simon Dindandila, Lukombo et Metro (neveux de Papa Antoine Ngyezi).
    La vie est très belle, mais elle est si courte que beaucoup des personnes énumérées ci-haut ne sont plus de ce monde. Paix à leurs âmes! A ceux qui sont encore en vie, nous disons avec cette chaleur qui nous caractérise. Je vous aime toujours.

    Nous laissons à Crispin, le soin de nous rappeler les noms des principaux occupants de cette rue.

  • L’avenue Stanley était assez différente de l’avenue Thys. D’une part, les dimensions de cette rue étaient trop réduites par rapport aux avenues Albert et Thys, et d’autre part, plusieurs espaces vides étaient remarquables sur cette avenue. Sans nul doute que les premiers occupants desdites parcelles déjà décédée n’étaient pas des originaires et faute de descendants ou d’héritiers, celles-ci étaient considérées comme des bien abandonnés. Sachant que le mukongo est très respectueux des coutumes surtout en matière de succession, personne n’osait s’accaparer de ces maisons. Il a fallu attendre l’accession du pays à l’indépendance pour qu cette mentalité change.

    Juste en face du grand marché de Thysville, vivait la famille de Tata Fuala (François Mpembele). Sa famille avait trois garçons et deux filles que sont Monitrice Elisabeth Nkembi,  Margueritte Mpembele, Joseph Nkueti, Augustin Ntoto Alias Erumba et Yvon Nkoko dit Bavon. On trouvait dans cette parcelle des tailleurs dont nous avons oublié les noms. Quant Mama Pauline, elle vivait des chikuangues. Les ndibu étant spécialisés dans les nsesa, les bikuanga bia ndika de cette dame furent très appréciées.  Dans la parcelle d’en face, nous ne nous souvenons plus de leurs occupants. Au n° 3, c’est la famille Lumpungu qui y construisit plus tard le fameux Lumpungu qui fut un haut lieu d’attraction à partir de 11 heures tous les dimanches. Ses enfants les plus connus furent Mbuta Thomas, Kilo, Alfred et Sankueno. Les noms des filles ne nous sont pas revenus à l’esprit. En face de Lumpungu Bar, c’est la famille de Tata André Sela et nos amis Faustin et Mizere alias Tex. Suivait, une autre parcelle où nous avions un jeune garçon surnommé Muisu wa Dibuka. Celui-ci était très sympathique, mais s’énervait dès qu’on l’appelait par ce surnom. Pour ne pas se laisser faire, il nous menaçait avec ses dubele (double pattes) qui nous renvoyait par terre et dont il était spécialiste. Curieusement, Crispin n’a pas reconnu la famille qui se trouvait derrière leur maison. Cette parcelle à son tour faisait face à celle de Mama Mandeleni Tebo. Cette bonne femme vendait son vin de palme chez Elle. Comme elle vivait toute seule, nos mères l´en voulaient, car tous nos papa étaient tous des suspectés d’entretenir des relations extra-conjugales avec elle. Car elle faisait partie du groupe des femmes bangala qui vivaient en coulisses de leurs charmes. Et toutes les mamans du quartier en étaient jalouses. Plus tard, elle se déplaça pour s’installer au n° 18. En face de cette mulatresse Maria Tebo, vivait Papa Majalas et ses enfants Mayala Mobarona, Félix, De Bandit, Albertine, etc…. De mémoire, nous n’avions pas connu la femme de Papa Papa Majalasi (comme l´appelaient nos mamans). Après mama Mandeleni, vint la parcelle de Papa Jean-Baptiste. Ce dernier exportait des bananes en collaboration avec Cobelcongo. Tata Jean-Baptiste avait quelques belles filles dont les noms nous échappent. Sa femme s´appelait Madeleine Nzenze (Mandeleni Nzensi). Nous demandons à Etienne Mpolo, un autre Simbi kia Nkulu, de nous éclairer. En face de cette famille, se trouvait Papa Léon Mfinda. Au fait, les deux voisins se concurrençaient dans le business d´exportation de bananes, car ce dernier le faisait avec Cobelfruit. Papa Léon Mfinda avait aussi ses enfants dont le plus âgé s’appelait Ambroise. Ces enfants sortaient rarement avec nous, on ne les voyait presque jamais dans la rue, car après l’école, ils étaient toujours occupés dans les activités commerciales.
    Après avoir traversée la ruelle qui descend à Sainte Thérèse, nous avions la Famille de Papa Ntongo Boniface avec ses très jolies filles que furent Nkenge, Pascaline, Marie Jeanne et nos amis Frédérique Mandina, Ntongo Bruno, Augustin alias VW, sans oublier ses jumelles... En face de Papa Ntongo, vivait Nkaka Denise, une dame mungala de troisième âge qui était aux bons soins de Papa Boni face, raison pour laquelle, à la mort de celle-ci, il bénéficia de cette parcelle. A gauche de Nkaka Denise, il y avait Papa Bisala avec sa boutique. On a déjà signalé que celui-ci fut l'un des premiers exploitants dans ce secteur. Puis vint la famille de Papa Antoine Ngyezi et Mama Bayunga, une fatrie composée presqu'exclusivement des filles que furent Hélène qui épousera Braine, une célébrité ngunguoise (grand frère de Ignace Mabeka), Anna, Matondo Béatrice, Nsenga, Paulinne, etc... En face, une autre famille qui à l'inverse de la précédente n'avait que des garçons (Vieux Zorro, un très bon guitariste, Emmanuel Nziazia, Gabriel Nanizayawo, Fidi, et leur soeur Marie, etc...). Leur maman était la danseuse la plus remarquable dans l'Orchestre Tufuasakene Jazz (ngoma de Bandibu) du célèbre Demoyen.  En traversant la ruelle qui descend sur l'avenue Tabora, nous arrivons à la parcelle où la Famille Mabidi avec Alexandre Mayabanzilua, Jean Koke et Emmanuel Katusevanako ont résidé jusqu'en 1962.  En face, c'est la famille des parents de Maître Miltoni Kilandamoko, Django Makiese, et autres Lunkiesa et Mavakala. Les espaces vides vont continuer dans les deux sens car plus tard, Mama Maria Tebo viendra occuper la maison située au n° 18 jusqu'à sa mort, tandis qu'en face, y vivait une famille mungala pas très connue du public. Un Popo, sujet sénégalais répondant au nom de Papa Ibrahim était au coin. Toujours sur cette avenue, il y avait une machine à fufu tenue par Dequoka. La résidence de Maître Cyrille Lukau est toujours visible et pruve une fois de plus que les moniteurs appartenaient à une race à part. Papa Luzolo un grand commerçant de la place et Nkaka Matthias Kifuidi dont la fille aînée fut la première épouse du richissime Dokolo ne passaient pas inaperçus. Une autre dame répondant au nom de Marie Jeanne vendait elle aussi du vin de palme et était sans nul doute sous la coupe de l'Inspecteur Ngiaya. La parcelle suivante appartenait à la famille Kinzonzi  et sa fille aînée, épouse de Papa Matingou y vivait avec leurs nombreux enfants. Papa Lima habitait l'avenue Stanley avant qu'il ne s'installe sur l'avenue Foyer. On continue avec Mbuta Buaka Meso "Kumbadi ko" qui fut longtemps Secrétaire de l'association de football de Thysville, suivit par la Soeur Léontine, une autre fille de Mfumu Kinzonzi et son mari. Dans cette famille nous avons connu Hyacinthe, Hubert, Louise (Mme Koffiento), Didienne, etc... Avez-vous connu ou entendu parler d'un garçon surnommé "A rien à faire". Il vivait aussi sur cette avenue. Son oncle Mateta était très connu à Thysville. La famille de Monitrice Nkuba était dans les parages, tandis qu'un garagiste, d'origine zombo, Papa Bernard était en face de la famille de Hyacinthe Masanga. La dernière parcelle était occupée par Mama Augustine, dont la défense ne laissait personne insensible. C'est en face de cette parcelle qu'ont grandi les enfants terribles de Papa Bueta Biloko, cuisinier chez le Directeur de l'Otraco et dont les plus connus furent Vieux Samy, Hindou Bill alias Nzekelemen, Michel et Simon Ditalua alias Barbe. Nous reviendrons certainement sur cette avenue après les réactions que nous allons avoir à Mbanza Ngungu.

    Prochainnement (Avenue Albert)


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