• L'EAU POTABLE

    Eau potable

    Pour l’approvisionnement en eau potable, nous avions des « NKELO » (sources). Il y en avait à NDIMBA NSENGA : vous prenez le flanc EPANZA MAKITA au Parking, vous regardez la mission protestante, c’est ce ravin que nous appelions « NDIMBA NSENGA ».

    Dans le fin fond des Avenues Coq (Mbandaka), Bangala et Bangombe, il y avait aussi une source « NKELO » c’est là que nous, nous allions nous approvisionner en eau potable. Dans le prolongement de ces eaux, il y avait une sorte de boue de « POTOPOTO » que nous allions chercher pour fabriquer des cruches « MVUNGU ». Le même « POTOPOTO » était aussi utilisé comme peinture, en y ajoutant un peu de sel de cuisine pour éviter qu’elle ne colle aux habits ou sur le corps au contact.

    Pour  nous laver ou laver les habits, nous allions parfois jusque KITOKO NSUNGA (village des Bandibu » ) KITOKO NSUNGA était aussi célèbre car toutes les personnes qui ne mourraient pas à l’hôpital y étaient enterrées. Pour être enterré au cimetière de NSONA NKULU, il fallait présenter  un certificat de décès établi par un Médecin légiste, le certificat vous donnait droit d’obtenir un « NOMBA » et enterrement à KITOKO NSUNGA avec l’accord du Chef de village.

    Revenons aux sources d’eau potable ou NKELO, ce sont surtout des mamans et des enfants qui avaient l’habitude d’aller puiser de l’eau, les Papas étant au service. Quelque part la logique voulait qu’il faille suivre l’ordre d’arrivée. Malheureusement, ce n’était toujours pas le cas. Les plus forts dictaient la loi.

    Une bagarre va se produire entre une jeune fille, Mbuta Julienne, sœur ainée de BINI et une dame « femme Ndumba » qui habitait sur l’Avenue Astrid, en face de la Tante maternelle de BINI.

    Règlement de comptes ? Dieu seul sait. Toujours est-il que les deux femmes sont toutes deux originaires de GOMBE MATADI.

    Une bagarre sanglante. J’étais présent sur les lieux, Mbuta Julienne grièvement blessée fût acheminée à l’hôpital pour des soins médicaux. Le cas était grave et la femme « NDUMBA » sera mise aux arrêts.

    C’est cette bagarre sanglante qui mettra fin au système de « NKELO ». Mfumu KINZONZI Augustin, alors Chef de centre, va décider et obtiendra l’implantation des bornes fontaines publiques.

    Il y en aura :

    -      A l’entrée des croisements de l’Avenue Marie-Josée vers Congo-Bar ;

    -      Au croisements des Avenues Tabora et en face de Papa KIALA YAMBA ;

    -      Après la parcelle de Papa MAKONGO Joseph, l’Infirmier de l’OTRACO en allant vers MAWE BAR ;

    -      Il y en avait à coté de Papa NYOKOLO, en face de la parcelle de Papa SETIBO (Papa de Mathur) ;

    -      Il y en aura sur l’Avenue Offitra, au coin avant d’aller chez Papa MALONGA Philémon (Papa de Augustin MALONGA, Faustin Demalo, Sœur Jeanne Malonga, etc…)

    -      Il y en aura sur l’Avenue Severeins (ZATUMUA) dans la parcelle de Papa NSINGI Albert.

    En plus des bornes fontaines, le Chef KINZONZI avait aussi fait construire des douches publiques. Les hommes d’un coté, les femmes de l’autre. Il y en avait deux sur Tabora, vers MAKONKO et vers NYOKOLO. Sur ZATUMUA un, et sur Offitra également une.

    Malheureusement ces douches seront purement et simplement supprimées parce que certains individus les utilisait comme WC. Idem pour les bornes publiques, beaucoup de fuite d’eau.

    Ainsi, la REGIDESO commencera à effectuer des raccordements individuels aux occupants des parcelles moyennant paiement d’un devis de raccordement. Je ne connais pas exactement l’année, mais j’étais à l’école primaire.

    Dans la période de Mfumu KINZONZI, les prisonniers étaient utilisés dans les travaux communautaires notamment aux cimetières où ils travaillaient comme fossoyeurs à coté de civils, dans le ramassage des ordures ménagères avec des camions appropriés, dans la construction des rigoles (canalisation des eaux).