• Sur le plan sanitaire 

    Les vacances terminées, les élèves reprenaient les cours et une fois par trimestre, une équipe d’agents sanitaires passait pour un contrôle médical : ganglions, varicelles, mycoses, etc. Bien sûr qu’après le contrôle, on purgeait le ventre. On prenait généralement l’Huile de ricin et le « Pulukanti » (sel anglais). La population de la cité était minutieusement suivie et restait vigoureusement en bonne santé..

    Sur Le Plan Sportif.

    Chaque dimanche la messe était obligatoire le matin et le soir le Salut ou l’Adoration. Après l’adoration à l’Eglise Sainte Thérèse, les élèves en rang se dirigeaient directement sur le terrain de NSONA-NKULU pour assister aux rencontres de football, sans payer comme les autres.

    FAITS DIVERS.

    Au niveau de l’école primaire, continue Mbuta Edouard NTONA, nous n’avons pas connu le système d’élèves mixtes dans une école (filles et garçons), les filles étaient à l’école Notre Dame et les garçons à l’école Sainte Thérèse. Même chose dans les écoles protestantes, à l’Eglise les femmes étaient d’un côté (à gauche) et les hommes de l’autre (à droite). A l’école Sainte Thérèse à partir de la 4ème année, il y avait le système de « Sélectionnés » et d’ « ordinaires ». Les enfants plus doués en 4ème sélectionnés passaient en 5ème, puis 6ème sélectionnés. Après la 6ème ils étaient envoyés soit à Tumba soit à Konzo pour devenir plus tard des enseignants, des commis, des agents de bureau, etc. Tandis que les moins doués qui passaient en Ordinaires étaient envoyés  à Gombe-Matadi ou ailleurs apprendre les métiers. Nos parents ne venaient jamais signer les bulletins à l’école, la proclamation des résultats était publique et solennelle, et se faisait dimanche après la messe devant les parents, classe par classe. A la tribune on notait la présence du Père Supérieur, du Très autoritaire Abbé Emile DINGANGA (Tata MBUTA), quelques autorités politico Administratifs et des parents. Chaque instituteur passant avec une classe, on commençait par chanter le texte suivant :

    « Eee Tata, tanga, tanga, tanga, beto mbundu mu tita zina

    Kiese kua bau ba nungini, kiadi kua bau ba sotokene ».

    Des cadeaux (cahiers, livres, chapelets,…) étaient distribués aux lauréats et des hués aux élèves ayant échoué pour les motiver et les encourager, de sorte qu’ils puissent mieux travailler aux trimestres suivants. Lors de ces journées, un certain Me Douins alias Kimbungu était particulièrement distingué dans la conduite des élèves. Il y a lieu de signaler qu’à l’époque, l’année scolaire commençait en janvier et se terminait quelques jours avant la Noël, en décembre. C’est plus tard avec l’arrivée des Professeurs Belges que le système va changer, fixant les grandes vacances en juillet/août.


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