• REGARDS CROISES SUR MBANZA NGUNGU

    Vata dia Masawu Vua

    Passé - Présent- Vision

    Ce livre tant attendu par les ngunguois est en vente depuis la fin de cette semaine à Kinshasa. Paru aux éditions Kocsis cet ouvrage dont l'auteur est  votre fidèle serviteur Jean Koke Miezi est vendu seulement à 25 $. Quiconque veut l'acheter doit s'adresser auprès de maman Scholastique Kiese (Sanru / av. Justice à Kinshasa - Gombe). Nous vous proposons de lire ici, le Préface qui nous a été proposé par Michel Lema Muana Nanga.

    « Il y a des gens dont le souvenir s’est perdu ; c’est comme s’ils n’avaient jamais existé ; c’est comme s’ils n’étaient jamais nés et de même, leurs enfants après eux. Il n’en est pas ainsi des hommes de miséricorde. Leurs œuvres de justice n’ont pas été oubliées ; leur bonheur dure autant que leur postérité ; leurs descendants forment un bel héritage. Jamais leur gloire ne sera effacée. » (Si 1, 44 ; 1, 9-13 Sirac le Sage). C’est à ce texte de la Bible que je pense depuis que Mbuta KOKE m’a fait l’honneur de découvrir son projet et, surtout, qu’il m’a demandé d’en être le Préfacier.

    « Regards croisés sur Mbanza Ngungu : Histoire – Présent – Vision ». Il s’agit bien de tout cela ; des péripéties ngunguoises, mêlées aux épisodes congolaises, africaines et mondiales. Tout cela, raconté par un Homme qui a vécu pleinement et qui n’a pas hésité, pour nous enrichir davantage, à interpeler la mémoire d’autres personnes ayant vécu les mêmes pulsions. Nous pensons à Mbuta NTONA, notamment.

    Le propre de l’Histoire c’est d’être l’éclairage de l’avenir. A cet effet, l’Auteur nous conditionne avec la problématique de nos Valeurs ; ces dernières entrent, de nos jours, dans l’ordre des banalités congolaises. Nous avons dit banalités car, en effet, les paradigmes qui conditionnent l’idéologie politique en vogue en République Démocratique du Congo procède de la déconstruction des ‘’Nations africaines précoloniales’’. Le « Nationalisme zairois authentique » a décrété le « Tata bo moko, Mama bo moko, ekolo bo moko, mokonzi bo moko ». Toute autre considération relève toujours du ‘’tribalisme’’ ou du sectarisme et serait, donc, hors la loi.

    Ici, l’Auteur nous rappelle qu’il n’y a aucun mal à se reconnaître de « Nationalité Kongolaise » dans le grand concert de la Nationalité congolaise. Il renchérit aussi que par faute de ne pouvoir actionner les invariants culturels kongo, les valeurs qui n’ont pas été altérées après la rencontre avec les autres, les kongolais alimentent à dessein ou innocemment le ferment de leur propre involution. Parmi ces invariants il y a, notamment, le « lusansu » et la langue, le « kikongo », sans lesquels aucun secret de connaissance et d’existence ne peut être préservé.

    Ainsi, c’est en Mfumu a MFUTILA NI WEMBO, Ka tekua ko, ka sumbua ko, en muana NA NGANDU A MFULU, en ntekolo a NA NKAZI A KONGO ye MBAMBA KALUNGA et en Simbi kia Ngungu que Mbuta KOKE s’affaire à cette œuvre de réminiscence dans l’espoir de booster nos consciences ; nous le sentons par le style narratif inédit amusant et quelque peu railleur du texte. Nous découvrons ainsi, le « Mystère MASAWU VUA », le sens des concepts de « Bisimbi » et de « MingiZila », les origines des contradictions, toujours actuelles, de cette ville surgie sur le site de « Nsona Ngungu » (rivalité entre les ndibu et les nianga, notamment), la lecture des événements africains et mondiaux à partir de Mbanza Ngungu, la vie quotidienne, les infrastructures, le patrimoine, les loisirs, l’apport des autres (les colons et les missionnaires), les différentes formes des résistances des bakongo aux occupations, la carte actuelle, les potentialités de Mbanza Ngungu, etc... Ce livre fait aussi la revue de quelques personnalités ayant marqué l’histoire de la Ville ou qui continuent à garder une certaine influence sur elle et son hinterland et d’autres, classées dans la Génération montante, susceptibles d’influencer l’avenir de la région.

    Pour couronner le tout, l’Auteur se livre à un questionnement prospectif auquel il exige de trouver le plus rapidement des réponses cohérentes. L’Auteur lance un appel à la Communauté scientifique de la province, aux experts locaux et à l’Université Kongo à engager des études sur la Problématique du développement de Mbanza Ngungu. Nous pensons qu’il s’agit, ici, de répondre à la prophétie de Tata Simon KIMBANGU qui a dit : "Ku Ngungu ma kangamena, ku Ngungu ma kutukila".

    Au-delà de cet appel, l’Auteur réfléchit sur des préoccupations essentielles : Quelle spiritualité pour les kongo, après les différentes tentatives de Bangunza et du Mvuluzi Simon KIMBANGU ? Quelle économie pour la province à l’aune des dispositions du Nouvel ordre politique qui consacre le régionalisme politique et la décentralisation ? Comment lutter contre cette fourberie, qui divise les descendants de Ntinu WENE du Kongo Central, qui fait que les Gouverneurs de Province du Kongo Central ne proviennent que de la région du Mayombe ?

    Nous continuons de lire ce livre, qui est à la fois une encyclopédie et une mine qu’il y a lieu d’explorer méthodiquement ; il s’adresse à tout le monde. Chacun, selon ses préoccupations, y trouvera certainement son compte.

     Nous tenons, enfin, à remercier, sincèrement, Mbuta KOKE qui, à travers cette publication, vient de nous permettre de comprendre une énigme : « Dieu n’enracine jamais un Africain sur terre par hasard ; mais selon une causalité sans faille et un dessein nécessairement parfait ».

    Michel Lema

     

     


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  • MBANZA NGUNGU

    REFLEXION

    COMMENT PEUT-ON REHAUSSER LE NIVEAU TECHNIQUE DE NOS EQUIPES DE FOOTBALL ?

     

    I.                  INTRODUCTION

     

    Le football de haut niveau tel qu’il est pratiqué partout dans le monde n’a pas de commune mesure avec celui qui est en vogue en milieu rural qui ressemble à s’y méprendre à une activité de simple loisir.  

    Les anciens de Mbanza Ngungu, alors Thysville se souviendront toujours avec fierté de ce football avec un niveau de jeu très élevé pratiqué jadis par les légendaires Diables Rouges et du FC Amicale de la belle époque qui, sans vouloir exagérer posait des sérieux problèmes aux différentes équipes étrangères de passage dans notre localité.

    C’était la belle époque des forgerons de Nsona Nkulu avec Nsibu De la Fufu, Dikambala, Mbimu, Mizele Courant, Nkoko, Lumpungu Kilo, Dimbisi Champion, Mbuta Mpakasa, Nitu Houf, Nguala Lambert, Mavakala Bordeaux, Douze et autres Kunantu Cherain.

    Comme une équipe de football ne pouvait pas évoluer seule et rester en vase clos, les rouge noires, les Sauriens de Thysville avaient en face d’eux des adversaires aussi coriaces que redoutés basés à SANZELA dont la plus grande opposition était dirigée par un groupe des joueurs redoutés et de grande qualité regroupés au sein du FC Amicale de la terre, le team aux couleurs rouges et blanc, club cher à Tata Emile Dinganga. Dans cette équipe, nous avions connu Kimvuidi Pascal alias Mieux, Mbaki Tanzi Biola, Mandombe dit De Masquin, Ndinga Massengo, Makonko Roi des Ciseaux, Nzuau Coppens, Vignal, Malauka Hilaire, Porqué, Rabot, Ndualu Baudouin, Tazi, Mantu Sumata, Ntiama Englebert, Nsota alias Bonga Bonga, Mpembele Bosco, Monene Henri, Nlandu Katap’s, Baïla, Diamant, Kindundu Braine, etc… Des chansons à succès furent composées de part et d’autre pour extérioriser notre joie en cas de victoire de nos équipes préférées, et chaque fois qu’on se retrouve entre anciens, ces belles mélodies nous rappellent invariablement ce qui fut notre jeunesse à Thysville.

    Les rencontres qui mettaient aux prises les deux formations locales étaient un vrai régal pour nos yeux. Qui est ce jeune ngunguois de notre époque oubliera les moments fantasmagoriques et inoubliables vécus à Nsona Nkulu où toutes les équipes locales rivalisaient d’ardeur pour avoir la peau de nos deux champions. Le FC Daring de Makiadi Vignal, Dilueka Yuda, Manivelle, Zergo Kubala, Kroutchev, Nkodia Romolo et Mulu alias Matadien ; ou le FC Dragons de Kisenda, Maître Koffi, Deguen, 312, de la Danse, Lubaki Juif ; les Jeunes Dynamiques du professeur Lukumina Levic ou La Lorraine du président Tshambro ; sans oublier les Diables Noirs du géant Motara, ainsi que le FC Liège de Ngibi et Tampon furent des véritables foudres de guerre. Ce sont autant de formations qui battirent le pavé à Thysville avec succès. On dirait qu’à cette époque la moisson des grands joueurs était trop abondante, ce qui justifie le nombre important de clubs qui se disputaient l’hégémonie dans la cité, alors qu’aujourd’hui, les bons footballeurs sont à compter du bout des doigts.

    C’est dans cette logique que nous avions eu dans cette foulée et par effet d’entrainement une génération intermédiaire dans laquelle ont excellé Raoul Kidumu, Nakoka Maertens, Sote, Mundiangu Shinglifou, Kakinambutako Kalala, Putulu alias Mazibidi, Mandiki André, Mayala Mobarona, Nkindu Mathonet, Andrada, Matula Remacle, Maleta Elastique, Texeira, Ricky, Trouet, Kalambay, Reby, Kintaudi Trois Hommes, Sidi Antilope, Masamuna Vicky, Equateur, Djeef Mayenda, Mbumba de Masquin, Léon Kintaudi, Kocsis, Medos, Zinu Mulongo, Mbuyi, Goga alias sérieux, Mata Toyota, Nenkula Tison, Mambuene Parangle, Spirou, Juif, Nsiampa, Nzingu Michaux, etc...

    Hélas, ce groupe qui sur le plan qualitatif était aussi très bon ne resta pas trop longtemps sur la scène. Il s’éclipsa très vite pour diverses raisons, notamment l’ouverture des jeunes ngunguois vers des nouveaux horizons, plus précisément à Kinshasa où la plupart d’entr’eux vont s’installer pour la vie. Ainsi cette génération sacrée qui a donné au football congolais, l’un des meilleurs joueurs congolais de tous les temps, à savoir Aloni Raoul Kidumu, capitaine de Daring Imana Matiti Mabe et des Léopards du Zaïre, n’ira pas très loin et s’arrêta en si bon chemin, au grand dam de tous ceux qui supportaient leurs clubs.

    La disparition des Diables Rouges et du FC Amicale furent un coup dur pour tous ces grands fanatiques qui se retrouvaient à travers ces deux clubs fanions qui furent les porte étendards du football, le vrai pratiqué à Thysville.  

    Pourtant, les ngunguois ne regrettèrent, ni  le départ de la bande de Kidumu à Kinshasa, ni la mise au rencart de leurs équipes préférées, car la génération suivante qui prit directement la relève parvint sans transition à saisir sa chance et à maintenir notre football à son plus haut niveau. Les spectateurs et amoureux du ballon rond se souviendront encore et pour longtemps de cette époque qui porte ma propre signature et que nous avons forgé avec certains de nos contemporains tels que Nlandu Dereck, Kileki, Kimbembi Lulu et autres Dingani Ricky. Ces amis furent des grands formateurs et encadreurs émérites de la jeunesse. Ensemble, nous avons façonné ces enfants terribles de la Génération GwaGwa à laquelle vous faites tous partie, car depuis que nous avions planté notre drapeau, aucune autre équipe pour nous détrôner de notre piédestal, ni à effacer cette page glorieuse de l’histoire que nous avions écrite.

    Que des grandes vedettes et non des moindres ne sont-ils pas sortis dans notre sillage. Le Football Club Jeunes GwaGwa et son alter ergo de Mikado (Les Maquisards) ont confirmés tous les biens qu’on pensait d’eux. Ces deux formations, qui à leur création étaient exclusivement composés des joueurs du cru, c'est-à-dire des enfants nés et formés à Mbanza Ngungu par des ngunguois existent et résistent jusqu’à ce jour aux chants de sirène et à l’usure du temps. Les joueurs-pionniers de ces deux clubs, qui en 1966, année du début de notre aventure, avaient une moyenne d’âge de 13 ans ont petit à petit gravi les échelons. Grâce à notre encadrement toute azimut, ils parvinrent sans coup férir à suivre un cursus complet de la pratique du ballon rond. Ils avaient démarré avec des ballons mousses ou en caoutchouc. Ils ont ensuite appris à taper sur un ballon réglementaire ovale. Enfin, ils ont réussi à chausser pour la première fois les bottines sous nos yeux. Ainsi, à l’âge de la majorité, ce sont des vedettes confirmés qui savaient faire circuler la boule et donner le tournis à leurs adversaires que nous avions lancé dans le championnat de l’AFTHYS..

    Pèle-mêle, nous citerons Du Sang, Haïdé, Gento, Paul Mandiki, Kimfunia Modi, Bouluba, Alexis Mandiangu, Kiala Houf, Ratys, Sasabi Pierre, Itele, Damar, Tison, Ntoya Appolon, Mateta Davin, Mbuta Fe, Nkebolo1 et Nkebolo 2, Sekele et son petit frère Basi, Matutezilua Matur, Diesel, Mbiyavanga, Mobero, Dombo, Tazi, Jean Marie Kayembe, etc.. considérés à juste titre comme des produits authentiquement ngunguois.

    Ces joueurs sortis de notre première promotion furent des ngunguois pur sang, par opposition aux pieds noirs venus d’ailleurs et qui sont arrivés à Thysville pour des raisons d’études. Ces enfants ont fait notre fierté,  car ils ont apporté cette touche étrangère qui pimentait notre jeu. Massampu Fanfan, Makengo Eusebio, Nlandu, Ngoma Mulele, Paul Bukaka, Enyuka Tex, Monomosi Samy, Sidi Ngonde Hoppy, Nsimba et Nzuzi, Mukendi Ndaye, Kalal Kabundi, Waziro, Lolo, etc…nous ont fait rêver avec leur football exquis et incomparable, au point que tout le monde ne jurait que sur leurs prouesses.

    Pour rappel, dans nos équipes de l’époque, l’ossature de base était locale et c’est cela qui comptait le plus. Ainsi, dans une symbiose parfaite, nous avions réussi à intégrer quelques kinois, kisantois ou matadiens qui apportèrentnt une autre touche à nos équipes qui avaient énormément profité de ce métissage. Ceci créa cette ambiance du tonnerre qui accompagnait nos différentes rencontres et sans qu’on ne s’en rende compte, le football ngunguois fut sauvé, grâce à notre savoir faire, grâce à notre lucidité, grâce à notre technicité.

    Des nouvelles vedettes étaient nées à Thysville.

    Hélas, les belles choses s’arrêtèrent là. 

    Pourtant, le FC GwaGwa existe toujours.

    L’AS Bilanga Matebo est toujours là.

    D’autres clubs naissent et disparaissent comme des champignons.

    Mais sans crainte d’être contredit, nous pouvons affirmer que toutes les équipes qui évoluent aujourd’hui au championnat de Mbanza Ngungu pratiquent une caricature de football qui donne même la nausée aux spécialistes du football que nous sommes.

    On a beau crier sur tous les toits et prendre toutes les bonnes initiatives pour équiper ces équipes afin qu’elles ne disparaissent pas, rien de positif ne nous a été rendu en retour. Même le derby local qui oppose les deux frères ennemis et qui réveillaient à notre époque nos ancêtres qui reposent aux cimetières de Nsona Nkulu a perdu de sa saveur.

    Et de nous demander, si ce mythe des masawu vua a-t-il encore sa raison d’être ? Car c’est dans ce domaine des sports que les indécrottables dirigeants des Diables Rouges et de l’Amicale qui se faisaient passer pour des fins psychologues, nous vantaient leurs exploits et leur savoir faire dans la préparation occulte des rencontres sportives. « Mambu ma ntoto ». 

    Voilà le tableau sombre qui caractérise les activités footballistiques dans la cité de Mfumu Ngungu et de Nkaka Albert Thys et qui, si on ne fait pas attention, risquent de tomber dans les oubliettes de l’histoire.  

    Ayant effectué un bond de plusieurs mètres en arrière, il nous faut absolument une thérapeutique de choc pour permettre à nos équipes de sortir de leurs ornières. 

     

    II.               Causes du déclin de notre football

     

    Le déclin de notre football qui date de plusieurs années est une conséquence logique de plusieurs facteurs combinés et qui l’ont précipité dans le gouffre, sans espoir de s’en sortir. Aujourd’hui, ce sont les équipes de Lukala, de Kolo et de Kuilu Ngongo, qui sont les mieux lotis parce qu’ils sont soutenus par des dirigeants disposant des moyens financiers assez conséquents. Ce sont ces clubs qui se taillent la part belle au championnat du Cercle de  football de Mbanza Ngungu. Ce sont ces clubs qui sont devenus nos représentants aux différentes compétitions provinciales et nationales.

    Les causes de la baisse de régime de nos équipes sont nombreuses, mais limitons-nous à l’essentiel en vous en rappelant, celles qui semblent les plus importantes.

    1. La carence des terrains de jeu

    A Thysville, il existait plusieurs espaces verts où les jeunes footballeurs en herbe apprenaient les rudiments du football. Tous ces terrains où nous nous exercions librement et sans aucune contrainte n’existent plus. Ils ont été spoliés ou vendus au plus offrant par la cupidité des agents des services des cadastres. Le grand terrain marché de sainte Thérèse où se situe aujourd’hui les services de l’INSS, celui du Camp Police, le terrain annexe de Nsona Nkulu, ceux de Mviloti, Mawombo, Immocongo (à l’actuel emplacement de l’ISP), EP Officielle en ville, Athénée, Kumbi, etc… furent autant d’espaces que les jeunes de 12 à 16 ans envahissaient chaque jour et sans aucune restriction pour faire leur apprentissage et dans cet exercice qui leur collait bien à la peau. C’est dans ces terrains qu’on organisait nos matches de fortune. Petit à petit, les meilleurs, les plus doués furent repérés et sélectionnés pour intégrer les groupes organisés jusqu’à devenir des véritables vedettes du ballon rond.

    N’oubliez pas que le jeune congolais a deux démons qui végètent dans son corps. Il s’agit de la musique et du football. Il suffit de lui donner les moyens et de créer des conditions  favorables à son épanouissement pour qu’on crée des vrais champions. Or, de tous les temps, Thysville a toujours été une cité sportive, un creuset des footballeurs de talents. Pourquoi ne pas relancer cette activité qui peut d’une manière ou d’une autre attirer la curiosité de ceux qui ne connaissent pas notre contrée et toutes nos potentialités naturelles.

    Notre propre expérience à la tête du FC Jeunes GwaGwa est un cas d’école.

    En Europe, ce sont des véritables écoles de football qui sont créées pour détecter les jeunes talents. Des moyens financiers énormes sont engloutis dans la formation et souvent les résultats ne suivent pas. Mais comme notre pays ne peut pas s’accorder cette liberté et cette politique d’encadrement des enfants, contentons-nous de nos écoles traditionnelles qui ne nécessitent pas des gros efforts.

    Quel est ce sportif fortuné, à part évidemment des gars comme Moïse Katumbi peut se permettre le luxe d’engloutir ces fonds dans un centre de formation de footballeurs.

    Lorsqu’on décidera de créer des équipes d’âge à Mbanza Ngungu et d’organiser un championnat dans les règles de l’art, d’autres champions vont émerger de cette pépinière. Hélas, sur quels terrains ces équipes d’âge vont-ils s’entrainer ? Avec quels dirigeants va-t-il falloir compter ?

    C’est de cette manière que nous avions  démarré avec le FC Jeunes GwaGwa et Mikado. L’antagonisme et la rivalité née de nos confrontations furent à l’origine de cet engouement consécutif à la qualité de jeu produit par nos joueurs. Cet exemple suffit pour vous illustrer  l’importance de ce phénomène des équipes des jeunes qui sont à l’origine de tout succès.

    Que personne ne vous trompe, le trop plein des joueurs qui étaient à notre disposition au sein de nos écuries respectives facilitèrent jadis, la création des équipes dites satellites que furent Dravering et Union Matata, pour le FC GwaGwa ; Foudre et Santos, pour Mikado. C’était l’âge d’or du football ngunguois qui a produit une promotion jamais égalée dans notre cité. Voilà notre secret et comment on ne manquait pas des bons joueurs, même lorsque les titulaires de la première génération s’en allèrent sous d’autres cieux, la relève était toujours là. Aujourd’hui, je l’ai déjà signalé, tous ces espaces verts qui servaient de cadre d’entrainement ont disparu. Ma question est simple : « Où et comment nos enfants iront-ils apprendre l’abc du football ? » Le seul terrain de Kitemoko ne suffit pas… On doit donc imaginer d’autres stratégies pour relancer le football par la base. 

     

    2.      Les effets pervers de la crise économique

    Le football a toujours été un fait social indéniable. Un père de famille qui a travaillé toute la semaine a besoin de se détendre. Le week-end, il a besoin de reposer son organisme à travers des distractions saines. Dans certaines villes où la musique occupe une place de choix, les alternatives sont nombreuses. Or, de tous les temps, les ngunguois qui ne sont pas des férus de la musique se rendent et le football reste leur passe temps favori. Ceux qui sont tentés d’aller au stade Kitemoko pour se distraire et vont les poches vides. Comme ils logent le diable dans leurs poches, ils ne peuvent pas à s’acquitter de leurs droits d’entrée. En pénalisant les organisateurs, ce sont les équipes qui sont les grands perdants, car ils ne peuvent pas vivre de leurs recettes.

     

    3.      Le casse tête que constitue le stade Kitemoko

    Mbanza Ngungu est l’une des rares cités où le stade de football n’est pas une propriété de l’Etat. La clé de répartition des maigres recettes produites à la sueur du front des athlètes ne profitent pas aux équipes, car outre que ces recettes sont déjà très maigres, mais la répartition en vigueur constitue une honte pour les clubs. Pour survivre, seules les cotisations des membres du comité favorisent le fonctionnement de ces clubs. Or, il est connu de notoriété publique que ce sont des fonctionnaires ou enseignants qui dirigent ces équipes. Allez-y comprendre quelque chose.

     

    4.      La disparition des vrais mécènes sportifs

    Les vrais mécènes sportifs que furent l’OTRACO pour les diables rouges ou les commerçants portugais ou angolais pour l’Amicale ont cessé d’exister. Ceci constitue notre véritable tendon d’Achille, car le football va de pair avec l’argent.

    N’est ce pas que les joueurs ont été toujours des personnes capricieuses et qu’il faut les gérer parcimonieusement. En outre, ventre affamé n’a point d’oreille. Les quelques rares bons joueurs qui émergent localement, faute de mieux, préfèrent aller tenter leur chance ailleurs.

    Les Diables Rouges qui étaient portés à bras le corps par la société des chemins de fers Matadi – Kinshasa n’ont pas survécu, face à la crise qui s’est installée au sein de cette entreprise publique.

    Le départ des commerçants portugais a signé l’arrêt de mort de l’Amicale qui n’a pas trouvé des dirigeants à la dimension de cette grande équipe.

    Les dirigeants du  FC GwaGwa et Bilanga Matebo malgré toute leur bonne volonté ont des moyens approximatifs. On ne doit pas leur en vouloir. Au contraire, on doit les encourager et les féliciter pour avoir tenu jusqu’à ce jour. Pour toutes ces raisons, ils se contentent des élèves leur causent moins de soucis. Ces derniers sont moins exigeants et s’accommodent à leur situation. 

     

    III.           Ebauche de solution

     

    Gérer une grande équipe football est devenu aujourd’hui une affaire des gros sous. Mazembe et V-Club ont la chance d’avoir Moïse Katumbi et Amisi Tango four à leurs têtes. On dirait que ces dirigeants ont compris à temps que l’industrie du football est devenue sur l’échiquier mondial, l’une des activités les plus attrayantes et les plus lucratives qui peuvent en l’espace d’un matin, bouleverser la vie d’un grand footballeur, mais aussi de celui qui a investit dans cet athlète.

    Or, pour avoir des grands joueurs, il faut d’abord des grandes équipes.

    Pour avoir des grandes équipes, il faut disposer des moyens assez suffisants.

    Ceci faisant cela, aussi longtemps qu’il va nous manquer une grande équipe sur le plan local, notre football va rester confiner dans les rôles de seconde zone. 

    La redynamisation du football à Mbanza Ngungu doit nécessairement passer par un projet à long terme qui nécessite un travail de longue haleine, limité dans l’espace et dans le temps.

    Aussi, dans les lignes qui suivent, je vais partager avec vous ma vision de la relance du football à Thysville. 

     

    III.1. Les préalables à respecter

    1.      Définition du Budget

    N’étant pas dans le secret des anges, la hauteur du budget retenu pour cette action nous aurait permis de ventiler les dépenses selon leurs grandes rubriques, car, dans un premier temps et dans le contexte actuel, il ne faut pas compter sur les recettes des matches pour faire fonctionner la nouvelle équipe à entretenir. Au contraire ce sont les poches des individus, des promoteurs qui vont souffrir.

    Des personnes ressources existent réellement et peuvent être contactés pour adhérer à ce projet. Les uns comme nous pour servir de Conseillers sur le plan technique. D’autres, ceux qui sont les plus nantis peuvent être associée à ce projet au titre de pourvoyeur des fonds. On pouvait citer dans ce lot, s’il y avait une entente cordiale et sincère dans nos rapports les uns et les autres, les personnes suivantes : Mukoko, Ledya, Luntadila MK, Kiakwama KG, Léon Kintaudi, Pinda Simao, Joao Baptista Mawete, Gilbert Kinioki, Pierre Mabeluanga, Atou Matoubuana, Pierre Kabangu, Siluvangi, Dr Yukula, Jacques Lunguana, ainsi que tous ces jeunes opérateurs économiques et cadres des entreprises que vous connaissez mieux que moi, car par expérience, une grande équipe de football n’a jamais été et ne sera jamais l’affaire d’une seule personne.

    Pour la petite anecdote, la grande équipe de Manchester United est aujourd’hui à la base du boom économique qui s’est opéré autour de Old Trafford, le temple de ce club où une activité commerciale très florissante a vu le jour à côté des grands complexes hôteliers construits pour accueillir les nombreux supporters de ce club phare. C’est dans cet ordre d’idée que nous pourrions mobiliser la diaspora ngunguoise pour solliciter tant soi peu sa contribution dans la réalisation de ce vœu pieu qui n’est qu’un rêve. Mais comme on ne peut pas nous empêcher de rêver, un projet footballistique peut nous aider à rebâtir notre cité autour de cette nouvelle organisation sportive.

     

    Ce budget à définir méticuleusement doit comporter deux volets :

    -          Investissement (Terrain de jeux à aménager, une permanence (maison à construire dans les parages du terrain, un bus à acheter pour le transport, matériels de cuisine, literie, etc…).

    Ces investissements constitueront le socle du club, plus précisément notre fondation qui pourra durablement pérenniser les acquis du club.  

    -          Fonctionnement (Equipements sportifs, Restauration, Soins médicaux, Collations, …)

    Une commission spéciale comprenant les spécialistes locaux en matière de gestion des équipes de football sera mise à contribution pour définir le budget de l’équipe et programme les dépenses inhérentes au bon fonctionnement d’un club de football qui pourra aussi gérer une autre équipe de basket ball. 

     

    2.      Mise en place des structures

    Comité de pilotage (Rechercher des Actionnaires)

    Comité de Gestion (Acteurs sur le terrain qui auront à suivre la

       Réalisation du projet)

    o   Président

    o   Vice président

    o   Secrétaire

    o   Trésorier

    o   Agent de Liaison

    Comité technique

    o   Directeur Technique

    o   Entraineur principal

    o   Entraineur adjoint, chargé de la préparation physique

    o   Entraineur des gardiens

    o   Intendant

    Commission Médicale

    o   Médecin

    o   Soigneur Masseur

    o   Kinésithérapeute

                                      

    3.      Solutions envisagées

    Couleurs à retenir : Rouges Noires et Rouges Blancs

                                               (En référence au sol rougeâtre de notre cité)

    3.1. Créer une nouvelle équipe en sélectionnant tous les meilleurs joueurs de Mbanza Ngungu. Obtenir moyennant une compensation financière le consentement des équipes qui vont libérer leurs meilleurs joueurs,

    Mode de recrutement :

    Organiser un tournoi de football entre les sélections de Mbanza Ngungu, Kisantu, Lukala et Kuilu Ngongo.

    Détecter 20 joueurs qui vont constituer  l’ossature de base

    Renforcer ce noyau local de base par d’autres joueurs à recruter ailleurs à Kinshasa ou à Matadi.

    Appellation proposée : Amicale sportive Mbanza : AS Mbanza

     

    3.2. Créer une nouvelle équipe des jeunes footballeurs en herbe dont l’âge des joueurs sera de 14 à 16 ans. Concrètement, il s’agit ici de la création d’une école de football, dont les résultats seront palpables dans trois ou quatre ans. Dans ce cas d’espèce, démarrer le projet avec 45 joueurs… Un bon entraîneur sera en mesure de produire un travail de très grande qualité et au bout de cette phase d’apprentissage, l’équipe ainsi formée sera en mesure de bousculer l’ordre établi au Bas Congo.

    Mode de recrutement

    Organisation d’un tournoi de football inter-quartiers ouvert uniquement aux jeunes faisant partie de cette tranche d’âge

    Mettre en place une commission de recrutement qui va retenir les joueurs capables de suivre la formation sous la direction d’un Entraîneur de haut niveau

    Appellation proposée : Académie sportive Mbanza : AS Mbanza

     

    3.3. Acheter une des équipes existantes à Mbanza Ngungu.

    Choisir entre le FC GwaGwa ou Bilanga Matebo, le club qui répondrait le mieux aux critères de choix du promoteur. Négocier avec les actuels dirigeants, en associant évidemment les anciens de l’équipe et leurs supporters en leur expliquant le bien fondé de cette démarche visant à booster le football ngunguois.

    L’avantage de cette procédure est de partir sur des bases déjà connues, car l’équipe à acheter ayant déjà  ces dirigeants, joueurs et supporters, c’est un capital indispensable dans le monde du football que d’avoir un public qui voue soutien à chaque instant et qui peut conduire par leur présence les joueurs à la victoire finale, en les galvanisant lors des matches décisifs. I

    l suffit d’apporter des nouveaux moyens financiers pour qu’on parvienne à renforcer l’ossature de base existante avec des nouveaux joueurs dans les postes à problèmes.

    Un très bon staff technique et un programme renforcé des entrainements permettront à cette équipe de changer son niveau de jeu.

    Appellation proposée : Diables Rouges de Mbanza 

     

    4.      Moyens à mettre en œuvre

    4.1.            Acquisition d’un terrain de football pour les entrainements qui ne doit pas nécessairement être le stade Kitemoko. Avec un tracteur, un bon moniteur agricole peut niveler un terrain et y planter la pelouse avant que l’on procède à la délimitation de l’aire de jeu.

    Ce nouveau terrain peut être aménagé vers Kumbi ou dans la vallée de Kola. D’ailleurs, autour de ce terrain de football, on peut envisager et imaginer des avec des activités connexes qui seront à la base d’un nouveau pool de développement de Mbanza Ngungu.

    NB. Je n’ai pas parlé de stade, car sa construction dépasse les moyens qu’un individu peut investir dans ce genre d’activités, à moins que par ces relations personnelles, le promoteur parvienne à impliquer des bailleurs de fonds internationaux dans ce projet, comme on l’a vu dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. 

    Mon terrain de football est un simple espace vert destiné aux entrainements dans un endroit calme où les joueurs peuvent en toute quiétude s’adonner à leur métier. Mais comme l’avenir de ce club va reposer sur son propre stade, il faudra laisser suffisamment d’espace autour de ce terrain afin que plus tard, si les moyens le permettraient d’y construire un stade de football moderne.

     

    4.2.            Construire à côté du terrain d’entrainement le siège social de l’équipe comprenant une permanence pour les joueurs, les locaux abritant les services de l’intendance et une salle de réunion.

     

    4.3.            Acquisition d’un moyen pour le transport des joueurs

     

    4.4.            Achat d’équipements sportifs et matériels d’entrainements

     

    IV.           Dispositions finales

    Quelle que soit la solution qui serait retenue, seul la hauteur des moyens financiers  à mettre en place déterminera avec précision les grandes actions à réaliser pour un meilleur encadrement des joueurs de  notre nouvelle équipe dont les premiers résultats seront palpables dans trois ou quatre ans, car ne nous leurrons pas la face, une grande équipe de football ne se construit pas avec un bâton magique, ni en une demi journée de travail. C’est à force de répéter les mêmes choses et les mêmes gestes qu’on parvient à créer ces automatismes et cette cohésion nécessaire et indispensable lors des grandes confrontations.

     

    Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et dans la mise en œuvre des stratégies de gestion d’un club de haut niveau.

     

    NGUNGUOISEMENT !

    Jean KOKE MIEZI KOCSIS


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  • MBANZA NGUNGU

    REFLEXION

    COMMENT PEUT-ON REHAUSSER LE NIVEAU TECHNIQUE DE NOS EQUIPES DE FOOTBALL ?

     

    I.                  INTRODUCTION

    Le football de haut niveau tel qu’il est pratiqué partout dans le monde n’a pas de commune mesure avec celui qui est en vogue en milieu rural qui ressemble à s’y méprendre à une activité de simple loisir.  

    Les anciens de Mbanza Ngungu, alors Thysville se souviendront toujours avec fierté de ce football avec un niveau de jeu très élevé pratiqué jadis par les légendaires Diables Rouges et du FC Amicale de la belle époque qui, sans vouloir exagérer posait des sérieux problèmes aux différentes équipes étrangères de passage dans notre localité.

    C’était la belle époque des forgerons de Nsona Nkulu avec Nsibu De la Fufu, Dikambala, Mbimu, Mizele Courant, Nkoko, Lumpungu Kilo, Dimbisi Champion, Mbuta Mpakasa, Nitu Houf, Nguala Lambert, Mavakala Bordeaux, Douze et autres Kunantu Cherain.

    Comme une équipe de football ne pouvait pas évoluer seule et rester en vase clos, les rouge noires, les Sauriens de Thysville avaient en face d’eux des adversaires aussi coriaces que redoutés basés à SANZELA dont la plus grande opposition était dirigée par un groupe des joueurs redoutés et de grande qualité regroupés au sein du FC Amicale de la terre, le team aux couleurs rouges et blanc, club cher à Tata Emile Dinganga. Dans cette équipe, nous avions connu Kimvuidi Pascal alias Mieux, Mbaki Tanzi Biola, Mandombe dit De Masquin, Ndinga Massengo, Makonko Roi des Ciseaux, Nzuau Coppens, Vignal, Malauka Hilaire, Porqué, Rabot, Ndualu Baudouin, Tazi, Mantu Sumata, Ntiama Englebert, Nsota alias Bonga Bonga, Mpembele Bosco, Monene Henri, Nlandu Katap’s, Baïla, Diamant, Kindundu Braine, etc… Des chansons à succès furent composées de part et d’autre pour extérioriser notre joie en cas de victoire de nos équipes préférées, et chaque fois qu’on se retrouve entre anciens, ces belles mélodies nous rappellent invariablement ce qui fut notre jeunesse à Thysville.

    Les rencontres qui mettaient aux prises les deux formations locales étaient un vrai régal pour nos yeux. Qui est ce jeune ngunguois de notre époque oubliera les moments fantasmagoriques et inoubliables vécus à Nsona Nkulu où toutes les équipes locales rivalisaient d’ardeur pour avoir la peau de nos deux champions. Le FC Daring de Makiadi Vignal, Dilueka Yuda, Manivelle, Zergo Kubala, Kroutchev, Nkodia Romolo et Mulu alias Matadien ; ou le FC Dragons de Kisenda, Maître Koffi, Deguen, 312, de la Danse, Lubaki Juif ; les Jeunes Dynamiques du professeur Lukumina Levic ou La Lorraine du président Tshambro ; sans oublier les Diables Noirs du géant Motara, ainsi que le FC Liège de Ngibi et Tampon furent des véritables foudres de guerre. Ce sont autant de formations qui battirent le pavé à Thysville avec succès. On dirait qu’à cette époque la moisson des grands joueurs était trop abondante, ce qui justifie le nombre important de clubs qui se disputaient l’hégémonie dans la cité, alors qu’aujourd’hui, les bons footballeurs sont à compter du bout des doigts.

    C’est dans cette logique que nous avions eu dans cette foulée et par effet d’entrainement une génération intermédiaire dans laquelle ont excellé Raoul Kidumu, Nakoka Maertens, Sote, Mundiangu Shinglifou, Kakinambutako Kalala, Putulu alias Mazibidi, Mandiki André, Mayala Mobarona, Nkindu Mathonet, Andrada, Matula Remacle, Maleta Elastique, Texeira, Ricky, Trouet, Kalambay, Reby, Kintaudi Trois Hommes, Sidi Antilope, Masamuna Vicky, Equateur, Djeef Mayenda, Mbumba de Masquin, Léon Kintaudi, Kocsis, Medos, Zinu Mulongo, Mbuyi, Goga alias sérieux, Mata Toyota, Nenkula Tison, Mambuene Parangle, Spirou, Juif, Nsiampa, Nzingu Michaux, etc...

    Hélas, ce groupe qui sur le plan qualitatif était aussi très bon ne resta pas trop longtemps sur la scène. Il s’éclipsa très vite pour diverses raisons, notamment l’ouverture des jeunes ngunguois vers des nouveaux horizons, plus précisément à Kinshasa où la plupart d’entr’eux vont s’installer pour la vie. Ainsi cette génération sacrée qui a donné au football congolais, l’un des meilleurs joueurs congolais de tous les temps, à savoir Aloni Raoul Kidumu, capitaine de Daring Imana Matiti Mabe et des Léopards du Zaïre, n’ira pas très loin et s’arrêta en si bon chemin, au grand dam de tous ceux qui supportaient leurs clubs.

    La disparition des Diables Rouges et du FC Amicale furent un coup dur pour tous ces grands fanatiques qui se retrouvaient à travers ces deux clubs fanions qui furent les porte étendards du football, le vrai pratiqué à Thysville.  

    Pourtant, les ngunguois ne regrettèrent, ni  le départ de la bande de Kidumu à Kinshasa, ni la mise au rencart de leurs équipes préférées, car la génération suivante qui prit directement la relève parvint sans transition à saisir sa chance et à maintenir notre football à son plus haut niveau. Les spectateurs et amoureux du ballon rond se souviendront encore et pour longtemps de cette époque qui porte ma propre signature et que nous avons forgé avec certains de nos contemporains tels que Nlandu Dereck, Kileki, Kimbembi Lulu et autres Dingani Ricky. Ces amis furent des grands formateurs et encadreurs émérites de la jeunesse. Ensemble, nous avons façonné ces enfants terribles de la Génération GwaGwa à laquelle vous faites tous partie, car depuis que nous avions planté notre drapeau, aucune autre équipe pour nous détrôner de notre piédestal, ni à effacer cette page glorieuse de l’histoire que nous avions écrite.

    Que des grandes vedettes et non des moindres ne sont-ils pas sortis dans notre sillage. Le Football Club Jeunes GwaGwa et son alter ergo de Mikado (Les Maquisards) ont confirmés tous les biens qu’on pensait d’eux. Ces deux formations, qui à leur création étaient exclusivement composés des joueurs du cru, c'est-à-dire des enfants nés et formés à Mbanza Ngungu par des ngunguois existent et résistent jusqu’à ce jour aux chants de sirène et à l’usure du temps. Les joueurs-pionniers de ces deux clubs, qui en 1966, année du début de notre aventure, avaient une moyenne d’âge de 13 ans ont petit à petit gravi les échelons. Grâce à notre encadrement toute azimut, ils parvinrent sans coup férir à suivre un cursus complet de la pratique du ballon rond. Ils avaient démarré avec des ballons mousses ou en caoutchouc. Ils ont ensuite appris à taper sur un ballon réglementaire ovale. Enfin, ils ont réussi à chausser pour la première fois les bottines sous nos yeux. Ainsi, à l’âge de la majorité, ce sont des vedettes confirmés qui savaient faire circuler la boule et donner le tournis à leurs adversaires que nous avions lancé dans le championnat de l’AFTHYS..

    Pèle-mêle, nous citerons Du Sang, Haïdé, Gento, Paul Mandiki, Kimfunia Modi, Bouluba, Alexis Mandiangu, Kiala Houf, Ratys, Sasabi Pierre, Itele, Damar, Tison, Ntoya Appolon, Mateta Davin, Mbuta Fe, Nkebolo1 et Nkebolo 2, Sekele et son petit frère Basi, Matutezilua Matur, Diesel, Mbiyavanga, Mobero, Dombo, Tazi, Jean Marie Kayembe, etc.. considérés à juste titre comme des produits authentiquement ngunguois.

    Ces joueurs sortis de notre première promotion furent des ngunguois pur sang, par opposition aux pieds noirs venus d’ailleurs et qui sont arrivés à Thysville pour des raisons d’études. Ces enfants ont fait notre fierté,  car ils ont apporté cette touche étrangère qui pimentait notre jeu. Massampu Fanfan, Makengo Eusebio, Nlandu, Ngoma Mulele, Paul Bukaka, Enyuka Tex, Monomosi Samy, Sidi Ngonde Hoppy, Nsimba et Nzuzi, Mukendi Ndaye, Kalal Kabundi, Waziro, Lolo, etc…nous ont fait rêver avec leur football exquis et incomparable, au point que tout le monde ne jurait que sur leurs prouesses.

    Pour rappel, dans nos équipes de l’époque, l’ossature de base était locale et c’est cela qui comptait le plus. Ainsi, dans une symbiose parfaite, nous avions réussi à intégrer quelques kinois, kisantois ou matadiens qui apportèrentnt une autre touche à nos équipes qui avaient énormément profité de ce métissage. Ceci créa cette ambiance du tonnerre qui accompagnait nos différentes rencontres et sans qu’on ne s’en rende compte, le football ngunguois fut sauvé, grâce à notre savoir faire, grâce à notre lucidité, grâce à notre technicité.

    Des nouvelles vedettes étaient nées à Thysville.

    Hélas, les belles choses s’arrêtèrent là. 

    Pourtant, le FC GwaGwa existe toujours.

    L’AS Bilanga Matebo est toujours là.

    D’autres clubs naissent et disparaissent comme des champignons.

    Mais sans crainte d’être contredit, nous pouvons affirmer que toutes les équipes qui évoluent aujourd’hui au championnat de Mbanza Ngungu pratiquent une caricature de football qui donne même la nausée aux spécialistes du football que nous sommes.

    On a beau crier sur tous les toits et prendre toutes les bonnes initiatives pour équiper ces équipes afin qu’elles ne disparaissent pas, rien de positif ne nous a été rendu en retour. Même le derby local qui oppose les deux frères ennemis et qui réveillaient à notre époque nos ancêtres qui reposent aux cimetières de Nsona Nkulu a perdu de sa saveur.

    Et de nous demander, si ce mythe des masawu vua a-t-il encore sa raison d’être ? Car c’est dans ce domaine des sports que les indécrottables dirigeants des Diables Rouges et de l’Amicale qui se faisaient passer pour des fins psychologues, nous vantaient leurs exploits et leur savoir faire dans la préparation occulte des rencontres sportives. « Mambu ma ntoto ». 

    Voilà le tableau sombre qui caractérise les activités footballistiques dans la cité de Mfumu Ngungu et de Nkaka Albert Thys et qui, si on ne fait pas attention, risquent de tomber dans les oubliettes de l’histoire.  

    Ayant effectué un bond de plusieurs mètres en arrière, il nous faut absolument une thérapeutique de choc pour permettre à nos équipes de sortir de leurs ornières. 

     

    II.               Causes du déclin de notre football

     

    Le déclin de notre football qui date de plusieurs années est une conséquence logique de plusieurs facteurs combinés et qui l’ont précipité dans le gouffre, sans espoir de s’en sortir. Aujourd’hui, ce sont les équipes de Lukala, de Kolo et de Kuilu Ngongo, qui sont les mieux lotis parce qu’ils sont soutenus par des dirigeants disposant des moyens financiers assez conséquents. Ce sont ces clubs qui se taillent la part belle au championnat du Cercle de  football de Mbanza Ngungu. Ce sont ces clubs qui sont devenus nos représentants aux différentes compétitions provinciales et nationales.

    Les causes de la baisse de régime de nos équipes sont nombreuses, mais limitons-nous à l’essentiel en vous en rappelant, celles qui semblent les plus importantes.

     

    1. La carence des terrains de jeu

    A Thysville, il existait plusieurs espaces verts où les jeunes footballeurs en herbe apprenaient les rudiments du football. Tous ces terrains où nous nous exercions librement et sans aucune contrainte n’existent plus. Ils ont été spoliés ou vendus au plus offrant par la cupidité des agents des services des cadastres. Le grand terrain marché de sainte Thérèse où se situe aujourd’hui les services de l’INSS, celui du Camp Police, le terrain annexe de Nsona Nkulu, ceux de Mviloti, Mawombo, Immocongo (à l’actuel emplacement de l’ISP), EP Officielle en ville, Athénée, Kumbi, etc… furent autant d’espaces que les jeunes de 12 à 16 ans envahissaient chaque jour et sans aucune restriction pour faire leur apprentissage et dans cet exercice qui leur collait bien à la peau. C’est dans ces terrains qu’on organisait nos matches de fortune. Petit à petit, les meilleurs, les plus doués furent repérés et sélectionnés pour intégrer les groupes organisés jusqu’à devenir des véritables vedettes du ballon rond.

    N’oubliez pas que le jeune congolais a deux démons qui végètent dans son corps. Il s’agit de la musique et du football. Il suffit de lui donner les moyens et de créer des conditions  favorables à son épanouissement pour qu’on crée des vrais champions. Or, de tous les temps, Thysville a toujours été une cité sportive, un creuset des footballeurs de talents. Pourquoi ne pas relancer cette activité qui peut d’une manière ou d’une autre attirer la curiosité de ceux qui ne connaissent pas notre contrée et toutes nos potentialités naturelles.

    Notre propre expérience à la tête du FC Jeunes GwaGwa est un cas d’école.

    En Europe, ce sont des véritables écoles de football qui sont créées pour détecter les jeunes talents. Des moyens financiers énormes sont engloutis dans la formation et souvent les résultats ne suivent pas. Mais comme notre pays ne peut pas s’accorder cette liberté et cette politique d’encadrement des enfants, contentons-nous de nos écoles traditionnelles qui ne nécessitent pas des gros efforts.

    Quel est ce sportif fortuné, à part évidemment des gars comme Moïse Katumbi peut se permettre le luxe d’engloutir ces fonds dans un centre de formation de footballeurs.

    Lorsqu’on décidera de créer des équipes d’âge à Mbanza Ngungu et d’organiser un championnat dans les règles de l’art, d’autres champions vont émerger de cette pépinière. Hélas, sur quels terrains ces équipes d’âge vont-ils s’entrainer ? Avec quels dirigeants va-t-il falloir compter ?

    C’est de cette manière que nous avions  démarré avec le FC Jeunes GwaGwa et Mikado. L’antagonisme et la rivalité née de nos confrontations furent à l’origine de cet engouement consécutif à la qualité de jeu produit par nos joueurs. Cet exemple suffit pour vous illustrer  l’importance de ce phénomène des équipes des jeunes qui sont à l’origine de tout succès.

    Que personne ne vous trompe, le trop plein des joueurs qui étaient à notre disposition au sein de nos écuries respectives facilitèrent jadis, la création des équipes dites satellites que furent Dravering et Union Matata, pour le FC GwaGwa ; Foudre et Santos, pour Mikado. C’était l’âge d’or du football ngunguois qui a produit une promotion jamais égalée dans notre cité. Voilà notre secret et comment on ne manquait pas des bons joueurs, même lorsque les titulaires de la première génération s’en allèrent sous d’autres cieux, la relève était toujours là. Aujourd’hui, je l’ai déjà signalé, tous ces espaces verts qui servaient de cadre d’entrainement ont disparu. Ma question est simple : « Où et comment nos enfants iront-ils apprendre l’abc du football ? » Le seul terrain de Kitemoko ne suffit pas… On doit donc imaginer d’autres stratégies pour relancer le football par la base. 

     

    2.      Les effets pervers de la crise économique

    Le football a toujours été un fait social indéniable. Un père de famille qui a travaillé toute la semaine a besoin de se détendre. Le week-end, il a besoin de reposer son organisme à travers des distractions saines. Dans certaines villes où la musique occupe une place de choix, les alternatives sont nombreuses. Or, de tous les temps, les ngunguois qui ne sont pas des férus de la musique se rendent et le football reste leur passe temps favori. Ceux qui sont tentés d’aller au stade Kitemoko pour se distraire et vont les poches vides. Comme ils logent le diable dans leurs poches, ils ne peuvent pas à s’acquitter de leurs droits d’entrée. En pénalisant les organisateurs, ce sont les équipes qui sont les grands perdants, car ils ne peuvent pas vivre de leurs recettes.

     

    3.      Le casse tête que constitue le stade Kitemoko

    Mbanza Ngungu est l’une des rares cités où le stade de football n’est pas une propriété de l’Etat. La clé de répartition des maigres recettes produites à la sueur du front des athlètes ne profitent pas aux équipes, car non seulement que ces recettes sont déjà très maigres, mais la clé de répartition en vigueur constitue une honte pour les clubs. C'est de l'exploitation des athlètes par le propriétaire qui ne se rend pas compte que cette situation a des répercussions négatives dans la gestion de nos clubs. Pour survivre, seules les cotisations des membres du comité favorisent le fonctionnement de nos équipes. Or, il est connu de notoriété publique que ce sont des fonctionnaires ou des enseignants qui son à la tête de nos formations sportives. Allez-y comprendre quelque chose.

     

    4.      La disparition des vrais mécènes sportifs

    Les vrais mécènes sportifs que furent l’OTRACO pour les diables rouges ou les commerçants portugais ou angolais pour l’Amicale ont cessé d’exister. Ceci constitue notre véritable tendon d’Achille, car le football va de pair avec l’argent.

    N’est ce pas que les joueurs ont été toujours des personnes capricieuses et qu’il faut les gérer parcimonieusement. En outre, ventre affamé n’a point d’oreille. Les quelques rares bons joueurs qui émergent localement, faute de mieux, préfèrent aller tenter leur chance ailleurs.

    Les Diables Rouges qui étaient portés à bras le corps par la société des chemins de fers Matadi – Kinshasa n’ont pas survécu, face à la crise qui s’est installée au sein de cette entreprise publique.

    Le départ des commerçants portugais a signé l’arrêt de mort de l’Amicale qui n’a pas trouvé des dirigeants à la dimension de cette grande équipe.

    Les dirigeants du  FC GwaGwa et Bilanga Matebo malgré toute leur bonne volonté ont des moyens approximatifs. On ne doit pas leur en vouloir. Au contraire, on doit les encourager et les féliciter pour avoir tenu jusqu’à ce jour. Pour toutes ces raisons, ils se contentent des élèves leur causent moins de soucis. Ces derniers sont moins exigeants et s’accommodent à leur situation. 

     

    III.           Ebauche de solution

     

    Gérer une grande équipe football est devenu aujourd’hui une affaire des gros sous. Mazembe et V-Club ont la chance d’avoir Moïse Katumbi et Amisi Tango four à leurs têtes. On dirait que ces dirigeants ont compris à temps que l’industrie du football est devenue sur l’échiquier mondial, l’une des activités les plus attrayantes et les plus lucratives qui peuvent en l’espace d’un matin, bouleverser la vie d’un grand footballeur, mais aussi de celui qui a investit dans cet athlète.

    Or, pour avoir des grands joueurs, il faut d’abord des grandes équipes.

    Pour avoir des grandes équipes, il faut disposer des moyens assez suffisants.

    Ceci faisant cela, aussi longtemps qu’il va nous manquer une grande équipe sur le plan local, notre football va rester confiner dans les rôles de seconde zone. 

    La redynamisation du football à Mbanza Ngungu doit nécessairement passer par un projet à long terme qui nécessite un travail de longue haleine, limité dans l’espace et dans le temps.

    Aussi, dans les lignes qui suivent, je vais partager avec vous ma vision de la relance du football à Thysville. 

     

    III.1. Les préalables à respecter

    1.      Définition du Budget

    N’étant pas dans le secret des anges, la hauteur du budget retenu pour cette action nous aurait permis de ventiler les dépenses selon leurs grandes rubriques, car, dans un premier temps et dans le contexte actuel, il ne faut pas compter sur les recettes des matches pour faire fonctionner la nouvelle équipe à entretenir. Au contraire ce sont les poches des individus, des promoteurs qui vont souffrir.

    Des personnes ressources existent réellement et peuvent être contactés pour adhérer à ce projet. Les uns comme nous pour servir de Conseillers sur le plan technique. D’autres, ceux qui sont les plus nantis peuvent être associée à ce projet au titre de pourvoyeur des fonds. On pouvait citer dans ce lot, s’il y avait une entente cordiale et sincère dans nos rapports les uns et les autres, les personnes suivantes : Mukoko, Ledya, Luntadila MK, Kiakwama KG, Léon Kintaudi, Pinda Simao, Joao Baptista Mawete, Gilbert Kinioki, Pierre Mabeluanga, Atou Matoubuana, Pierre Kabangu, Siluvangi, Dr Yukula, Jacques Lunguana, ainsi que tous ces jeunes opérateurs économiques et cadres des entreprises que vous connaissez mieux que moi, car par expérience, une grande équipe de football n’a jamais été et ne sera jamais l’affaire d’une seule personne.

    Pour la petite anecdote, la grande équipe de Manchester United est aujourd’hui à la base du boom économique qui s’est opéré autour de Old Trafford, le temple de ce club où une activité commerciale très florissante a vu le jour à côté des grands complexes hôteliers construits pour accueillir les nombreux supporters de ce club phare. C’est dans cet ordre d’idée que nous pourrions mobiliser la diaspora ngunguoise pour solliciter tant soi peu sa contribution dans la réalisation de ce vœu pieu qui n’est qu’un rêve. Mais comme on ne peut pas nous empêcher de rêver, un projet footballistique peut nous aider à rebâtir notre cité autour de cette nouvelle organisation sportive.

     

    Ce budget à définir méticuleusement doit comporter deux volets :

    -          Investissement (Terrain de jeux à aménager, une permanence (maison à construire dans les parages du terrain, un bus à acheter pour le transport, matériels de cuisine, literie, etc…).

    Ces investissements constitueront le socle du club, plus précisément notre fondation qui pourra durablement pérenniser les acquis du club.  

    -          Fonctionnement (Equipements sportifs, Restauration, Soins médicaux, Collations, …)

    Une commission spéciale comprenant les spécialistes locaux en matière de gestion des équipes de football sera mise à contribution pour définir le budget de l’équipe et programme les dépenses inhérentes au bon fonctionnement d’un club de football qui pourra aussi gérer une autre équipe de basket ball. 

     2.      Mise en place des structures

    Comité de pilotage (Rechercher des Actionnaires)

    Comité de Gestion (Acteurs sur le terrain qui auront à suivre la

       Réalisation du projet)

    o   Président

    o   Vice président

    o   Secrétaire

    o   Trésorier

    o   Agent de Liaison

    Comité technique

    o   Directeur Technique

    o   Entraineur principal

    o   Entraineur adjoint, chargé de la préparation physique

    o   Entraineur des gardiens

    o   Intendant

    Commission Médicale

    o   Médecin

    o   Soigneur Masseur

    o   Kinésithérapeute

                                      

    3.      Solutions envisagées

    Couleurs à retenir : Rouges Noires et Rouges Blancs

                                               (En référence au sol rougeâtre de notre cité)

    3.1. Créer une nouvelle équipe en sélectionnant tous les meilleurs joueurs de Mbanza Ngungu. Obtenir moyennant une compensation financière le consentement des équipes qui vont libérer leurs meilleurs joueurs,

    Mode de recrutement :

    Organiser un tournoi de football entre les sélections de Mbanza Ngungu, Kisantu, Lukala et Kuilu Ngongo.

    Détecter 20 joueurs qui vont constituer  l’ossature de base

    Renforcer ce noyau local de base par d’autres joueurs à recruter ailleurs à Kinshasa ou à Matadi.

    Appellation proposée : Amicale sportive Mbanza : AS Mbanza

     

    3.2. Créer une nouvelle équipe des jeunes footballeurs en herbe dont l’âge des joueurs sera de 14 à 16 ans. Concrètement, il s’agit ici de la création d’une école de football, dont les résultats seront palpables dans trois ou quatre ans. Dans ce cas d’espèce, démarrer le projet avec 45 joueurs… Un bon entraîneur sera en mesure de produire un travail de très grande qualité et au bout de cette phase d’apprentissage, l’équipe ainsi formée sera en mesure de bousculer l’ordre établi au Bas Congo.

    Mode de recrutement

    Organisation d’un tournoi de football inter-quartiers ouvert uniquement aux jeunes faisant partie de cette tranche d’âge

    Mettre en place une commission de recrutement qui va retenir les joueurs capables de suivre la formation sous la direction d’un Entraîneur de haut niveau

    Appellation proposée : Académie sportive Mbanza : AS Mbanza

     

    3.3. Acheter une des équipes existantes à Mbanza Ngungu.

    Choisir entre le FC GwaGwa ou Bilanga Matebo, le club qui répondrait le mieux aux critères de choix du promoteur. Négocier avec les actuels dirigeants, en associant évidemment les anciens de l’équipe et leurs supporters en leur expliquant le bien fondé de cette démarche visant à booster le football ngunguois.

    L’avantage de cette procédure est de partir sur des bases déjà connues, car l’équipe à acheter ayant déjà  ces dirigeants, joueurs et supporters, c’est un capital indispensable dans le monde du football que d’avoir un public qui voue soutien à chaque instant et qui peut conduire par leur présence les joueurs à la victoire finale, en les galvanisant lors des matches décisifs. I

    l suffit d’apporter des nouveaux moyens financiers pour qu’on parvienne à renforcer l’ossature de base existante avec des nouveaux joueurs dans les postes à problèmes.

    Un très bon staff technique et un programme renforcé des entrainements permettront à cette équipe de changer son niveau de jeu.

    Appellation proposée : Diables Rouges de Mbanza 

     

    4.      Moyens à mettre en œuvre

    4.1.      Acquisition d’un terrain de football pour les entrainements qui ne doit pas nécessairement être le stade Kitemoko. Avec un tracteur, un bon moniteur agricole peut niveler un terrain et y planter la pelouse avant que l’on procède à la délimitation de l’aire de jeu.

    Ce nouveau terrain peut être aménagé vers Kumbi ou dans la vallée de Kola. D’ailleurs, autour de ce terrain de football, on peut envisager et imaginer des avec des activités connexes qui seront à la base d’un nouveau pool de développement de Mbanza Ngungu.

    NB. Je n’ai pas parlé de stade, car sa construction dépasse les moyens qu’un individu peut investir dans ce genre d’activités, à moins que par ces relations personnelles, le promoteur parvienne à impliquer des bailleurs de fonds internationaux dans ce projet, comme on l’a vu dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. 

    Mon terrain de football est un simple espace vert destiné aux entrainements dans un endroit calme où les joueurs peuvent en toute quiétude s’adonner à leur métier. Mais comme l’avenir de ce club va reposer sur son propre stade, il faudra laisser suffisamment d’espace autour de ce terrain afin que plus tard, si les moyens le permettraient d’y construire un stade de football moderne.

     

    4.2.   Construire à côté du terrain d’entrainement le siège social de l’équipe comprenant une permanence pour les joueurs, les locaux abritant les services de l’intendance et une salle de réunion.

     

    4.3.            Acquisition d’un moyen pour le transport des joueurs

     

    4.4.            Achat d’équipements sportifs et matériels d’entrainements

     

    IV.           Dispositions finales

    Quelle que soit la solution qui serait retenue, seul la hauteur des moyens financiers  à mettre en place déterminera avec précision les grandes actions à réaliser pour un meilleur encadrement des joueurs de  notre nouvelle équipe dont les premiers résultats seront palpables dans trois ou quatre ans, car ne nous leurrons pas la face, une grande équipe de football ne se construit pas avec un bâton magique, ni en une demi journée de travail. C’est à force de répéter les mêmes choses et les mêmes gestes qu’on parvient à créer ces automatismes et cette cohésion nécessaire et indispensable lors des grandes confrontations.

     

    Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et dans la mise en œuvre des stratégies de gestion d’un club de haut niveau.

     

    NGUNGUOISEMENT !

    Jean KOKE MIEZI KOCSIS

     


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  • Matthieu Athy MPATA MABIDI vient de franchir un nouveau palier

    Matthieu Athy MPATA MABIDI vient de franchir un nouveau palier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les jours passent, mais ne se ressemblent point. 

    Le 22 juillet 2014 est une date que Matthieu Athy MPATA MABIDI a inscrit avec des lettres indélébiles dans les annales de l’histoire de sa vie. Ce jour mémorable de sa vie a coïncidé avec la soutenance de son mémoire intitulé : «ANALYSE DU RÉGIME FISCAL APPLICABLE AUX ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT PRIVE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ».
    Quel chemin n’a-t-il pas parcouru depuis l’époque où trimbalant en bandoulière son appareil de photos pour arrondir les deux bouts de chaque mois. Diplômé de la prestigieuse École Nationale des Finances (ENF) et Vérificateur Polyvalent des Impôts à la Direction Générale des Impôts (DGI), le cadet de la fratrie de Papa Alexandre MABIDI vient de remplir son contrat en terminant avec brio sa licence en pédagogie Appliquée, section Economie à l'ISP/Gombe.
    Décidemment, le 22 juillet 2014 est devenue une date particulière dans la vie de Athy, car cette journée a coïncidé, si heureusement avec le neuvième anniversaire de son mariage avec Biby NKUNDA MAKIESSE, sa charmante épouse et compagne de sa vie. 
    La famille MPATA rend grâce à Dieu qui ne cesse de l’accompagner, et témoigne sa gratitude à toutes les personnes qui ont contribué d'une manière ou d'une autre à la concrétisation de ce projet


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