Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...
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MESSAGE FINAL LU AUX FUNERAILLES de Edmond Anatole Mhass MASSENGO MABIDI
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INTRODUCTION En principe, c’est le grand frère Kocsis, s’il était présent à ces funérailles, qui aurait pris la parole au nom de la famille pour clôturer cette eucharistie. Mais, lui-même étant souffrant, il n’a pas pu voyager et s’est fait représenter par son épouse. Aussi, il m’a autorisé de vous lire sans commentaire de ma part ce message : Mesdames et Messieurs, Dans la vie, il y a des hommes qui ont un destin exceptionnel, mais le plus souvent, ils sont incompris par leurs contemporains à cause de la bêtise humaine. Mais, c’est dans la mort qu’on découvre leur véritable dimension et qu’on reconnait à titre posthume leurs mérites et le rôle majeur qu’ils ont joué dans la société où ils ont vécu. Prenant en exemple le cas de notre jeune frère qui vient de nous quitter, la chaîne de solidarité qui s’est créée spontanément autour de nous, à travers les nombreux messages de compassion et témoignages de toutes sortes que nous avons reçu, nous rassurent et confirment tant soi peu qu’un bienfait n’est jamais perdu. Aussi, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredit que le nom de Edmond Anatole Mhass Masengo Mabidi qui a bien vécu sa vie, restera à jamais parmi les grandes figures de proue qui ont marqué par leurs actes et réalisations leur passage à Mbanza Ngungu durant ce dernier demi siècle de notre vie. Permettez-moi de vous rappeler qu’au niveau de notre famille, que lorsque nous avons quitté le pays il y a de cela une dizaine d’années, c’est à lui que nous avions confié, pour des raisons évidentes, la charge de nous remplacer dans la conduite des affaires familiales. Cette mission, il l’a rempli à la satisfaction de tous. Les membres de nos deux familles (paternelle et maternelle) présents en ces lieux qui vivent l’un des plus pires cauchemars de leur existence, savent qu’ils viennent de perdre ce jour l’un de leurs piliers. Et comme des gars de cette trempe ne se ramassent pas dans tous les coins de la rue, le vide que vient de créer Mhass autour de lui ne sera pas comblé de sitôt. Dans le cercle fermé des ngunguois, Ya Mhass avait réussi depuis belle lurette à créer l’unanimité autour de son nom dans son entourage à cause de son grand cœur et son sens élevé du service. Il fut un homme de conviction, un homme fidèle aux engagements librement pris et surtout un encadreur émérite de la jeunesse dans son domaine de prédilection qui fut celui de la formation des jeunes paroissiens de Sainte Thérèse et de Sacré Cœur aux activités liturgiques et à l’animation des messes. Ne soyez pas étonné qu’en chrétien convaincu, qu’il ait choisi la période pascale pour répondre au rendez-vous de la mort. Touche à tout, Mhass a réussi à se faufiler dans la cour des grands de Mbanza Ngungu en apportant sa touche personnelle dans la gestion des activités de notre communauté de base. Qui n’a pas connu Ya Mhass à Mbanza Ngungu jusqu’à éclipser ma grande popularité de ma jeunesse. Le nom de Ya Mhass restera à jamais gravé dans la mémoire collective et nous demandons à ces enfants de rester fiers et dignes du nom qu’ils portent. - Ya Mhass fut tour à tour un enseignant, un serviteur de Dieu au sein de la communauté des paroisses Sainte Thérèse et du Sacré Cœur, un artiste musicien chrétien qui a apporté la joie et la gaité dans les familles ngunguoises dans diverses circonstances de la vie. - Ya Mhass fut aussi un encadreur sportif émérite qui a gravi tous les échelons, jusqu’à occuper le très enviable poste de Président du Cercle de football de Mbanza Ngungu. - Militant associatif, il a œuvré dans plusieurs associations locales où il n’a pas laissé ses confrères indifférents. - Ya Mhass s’est aussi essayé dans la chose politique à travers le PPRD, son parti qu’il a servi à côté de Mama Mienze Kiaku qui disons-le en passant, vient de perdre son plus fidèle collaborateur. Ces œuvres tant humaines qu’artistiques parlent d’elles-mêmes et en tant que grand frère, je me réserve de vous les rappeler, car ceux qui ont présenté sa biographie l’ont fait mieux que nous et sans passion. Souffrez pourtant que nous vous disions ce jour, sans peur d’être contredit que c’est un baobab en puissance qui vient de tomber et de manière trop prématurée, car l’avenir de notre jeune frère était toute tracé. Ne pouvant cependant pas escamoter une page importante de sa vie pleine de péripéties qui prouve tant soi peu que la valeur d’un individu ne se compare pas à son âge, c’est avec une fierté légitime que nous confirmons du haut de cette tribune, n’en déplaise à ces détracteurs et tous les oiseaux de mauvaise augure qui voulaient le descendre vivant, queMHASS RESTERA POUR L’ETERNITE, LE CONCEPTEUR ET LE CERVEAU MOTEUR QUI AVAIT PILOTE DE MAIN DE MAÎTRE L’ORGANISATION DE LA FETE DU 1er CENTENAIRE DE LA CITE DE MBANZA NGUNGU EN 2005. En effet, l’histoire, on ne la change pas et tous ceux qui n’étaient pas dans le secret des saints doivent savoir aujourd’hui que Ya Mhass est l’artisan de cette rencontre qui avait permis aux ngunguois de sceller cette amitié historique avec la commune de Dalheim, la ville natale du Commandant Albert THYS, bâtisseur de notre cité. J’ai tenu à fixer et rappeler aux ngunguois cette facette de la vie de ce jeune homme qui a vécu presque toute sa vie à NGUNGUVILLE et qui appartient à cette race sacrée des BISIMBI qui ne jurent que sur les intérêts de leur cité. Si on s’était tu après la course effrénée qui s’était déclenchée autour de cet évènement pour tirer les dividendes de cette organisation, c’était uniquement pour ne pas réveiller certains démons et nos vices cachées qui prouvent l’ingratitude humaine. Aujourd’hui, devant Son Excellence M. Mbedi, qui était à l’époque notre Commissaire de District que je prends à témoin, nous avons décidé de nous libérer de ce lourd fardeau que nous avons porté dans le silence. Nous mettons quiconque à défi, pour nous contredire. Aujourd’hui que Tout Mbanza Ngungu sait qui avait fait quoi dans ce projet et connait le véritable père du 1er centenaire de notre cité, nous demandons en guise de gratitude et de reconnaissance, à toute l’assistance de se lever afin qu’on fasse par nos applaudissements, une ovation à ce grand visionnaire qui s’en va à MPEMBA pour son voyage sans retour où il va rejoindre Papa Alexandre Mabidi et Mama Jeanne Lufuma, Mbuta Leki Doubele Doubele et notre sœur Matondo Liliane. Amis de LA NGUNGUOISE, BANA NGUNGU, A la Grande famille JEUCATH, orpheline aujourd’hui de son père fondateur, Aux GwaGwamen et aux Maquisards de Bilanga Matebo, A tous les sportifs de Mbanza Ngungu qui viennent de perdre le président de leur Cercle, Aux PPRdiens, Fédération des Cataractes dont Ya Mhass était le Secrétaire Fédéral, Aux anciens du Collège Nsona Nkulu, A la grande communauté de l’ISP de Mbanza Ngungu, Aux natifs du Quartier Lutete, Bref, à Toutes les Ngunguoises et Tous les Ngunguois, Mesdames et Messieurs, Le moment fatidique de la séparation est arrivé. Ya Mhass qui était un homme fait de chair et de sang n’était peut-être pas à l’instar de tous les humains, un homme parfait sur cette terre des hommes où nous sommes tous des pêcheurs. De ce fait, il avait peut-être dans ses propos ou dans son comportement contrarié un ou plusieurs de ces semblables. En son nom, nous leur demandons vivement pardon. En même temps, nous pardonnons à notre tour à toutes celles ou tous ceux qui de son vivant, lui avaient offensé. Ainsi, sans rancune et sans remords, Muana Ma Zani va quitter définitivement sa famille qui l’a tant adoré et tous ses amis le cœur très léger. Enfin, pour terminer, au nom de Mama Cia son épouse éplorée et de nos enfants, ainsi qu’au nom de toute la grande famille MABIDI, nous adressons nos très sincères remerciements à tous ceux, qui d’une manière ou d’une autre ont partagé avec nous ces moments de très grande douleur. Nous demandons à NOKO PAUL BALENZA et tous les musiciens présents dans cette église, de nous rejoindre à la tribune et de nous libérer au rythme de la chanson fétiche de son pote, Jamais dans ma vie Sans Jésus. C’est au pas de cette chanson que je vous demande de conduire dans la discipline la plus totale, notre frère à sa dernière demeure. Nous vous remercions. Kocsis |