Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...
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Maintenant que nous commençons à reprendre nos esprits après les durs et pénibles moments auxquels nous étions confronté après la disparition de notre frangin, le devoir nous oblige aujourd’hui de vous faire revivre les fatidiques moments de la séparation avec Ya Mhass. De mémoire de ngungois, nous savions jusque-là que les funérailles organisées en faveur de Mfumu Augustin KINZONZI (Père) en 1955, et celles plus récentes de Rigoudi trônaient au Hit parade des célébrités ngunguoises qui nous avaient quitté dans l’apothéose ; aujourd’hui la tendance vient d’être renversée par Ya Mhass qui vient de réussir un sans faute et une entrée en fanfare dans l’au-delà. Sa mort marquera pour longtemps, les esprits des ngunguois qui ont perdu un de leurs serviteurs les plus fidèles. Qui pouvait y croire ? Il est difficile pour nous qui n’avions pas assisté à cette cérémonie de vous décrire correctement l’ambiance générale qui a régnée à Mbanza Ngungu depuis l’annonce de sa mort le samedi 14 avril 2012 jusqu’à sa mise en terre le samedi de la semaine suivante. Une chose reste pourtant indéniable et nous l’avions déjà annoncé, une chaîne de solidarité incroyable s’était spontanément créée autour de la famille et tous nos proches s’étaient mobilisés pour conduire dans la gaité et la dignité ce kisimbi pur sang. La perte d’un être cher a toujours été une pilule amère à avaler. Lorsqu’on se trouve dans des situations comme celle que nous venons de vivre, on refuse de croire à l’irréparable. Cependant, la mort d’un frère, d’un ami ou d’une connaissance a toujours été une interpellation pour tout le monde. Souvent, c’est un moment de remise en question de soi et une occasion pour rectifier notre tir. Considéré comme tel, la mort est acceptée comme une étape de notre parcours terrestre et de ce fait, on ne peut plus revenir en arrière, Ya Mhass est définitivement parti. Notre grande consolation est de savoir que celui-ci n’était pas un homme ordinaire et à ce titre. Le souvenir de son nom et de sa mémoire resteront intarissable et éternelle parmi nous. Nous adressant à toutes ces personnes qui nous ont, de près et de loin apporté leur réconfort tant matériel que moral dans cette épreuve de la foi, nous leur disons simplement et du fond de notre cœur : MERCI. Tout ce qu’ils ont fait au nom de Ya Mhass, Dieu qui est bon et miséricordieux le leur rendra au quintuple. Parlant des funérailles proprement dites telles qu’elles ont été organisées, précisons qu’elles ont été rehaussées de la présence de plusieurs autorités politico-administrative de notre contrée, qui se sont déplacées pour rendre personnellement un dernier hommage au défunt. Mama Madeleine Mienze Kiaku, SGA du PPRD était accompagnée pour la circonstance de toute la crème du PPRD de souche Kongo notamment par quelques députés nouvellement élus pour le compte de ce parti, en l’occurrence les Honorables Simon Mbatshi Mbatshia (le gouverneur sortant du Bas Congo), Mbuinga Bila, Edo Kiaku Mbuta, qui ont tenu à témoigner par leur présence, la grande estime qu’ils avaient envers cet analyste politique qui a toujours travaillé dans l’ombre pour le compte de ce groupe politique dans la province Bas Congo où il s’était révélé comme un faiseur des princes. Toujours dans le sillage des cadres du PPRD, on a noté la présence d’une forte délégation de l’Assemblée provinciale conduite par son président, M. Nsimba Colibri, sans oublier l’Exécutif provincial représenté par M. Mbedi ya Kitembedi, Ministre provincial de l’Intérieur et d’autres bonzes du PPRD Bas Congo, notamment MM. José Lunguana, Miantezila et Bidi Bidi. La liste des notables Kongo qui ont répondu présents à cette cérémonie ne s’est pas arrêtée aux seuls cadres PPRdiens. Les Honorables Kiakwama kia Kiziki, Siluvangi, Jacques Lunguana, Yukula Mambueni, Mbuku Pépé, Atou Matoubuana, etc… n’ont pas hésité un seul instant pour se rendre à Mbanza Ngungu. Comme un arbre au milieu du village, Mhass a réussi à réunir autour de sa dépouille mortelle tous les fils de notre terroir, qui l’espace d’un matin ont fraternisé et échangé en toute liberté. C’est la particularité des grands hommes qui ne s’appartiennent pas, ni à leur propre famille, mais restent en tant que tels des hommes publics. Plusieurs autres groupes organisés de notre terroir ont participé à l’organisation de ces funérailles. LA NGUNGUOISE en tête n’est pas restée en laisse. Son président, Hubert Betamona, un des compagnons de vie de Mhass et le Dr Kintaudi, comme ils ont l’habitude de le faire, ont mobilisé la communauté ngunguoise de Kinshasa qui est descendu très nombreuse à Mbanza Ngungu. Les ngunguois de Kinshasa n’ont pas voulu rater cet évènement douloureux. La contribution de LA NGUNGUOISE passe de tout commentaire. Plusieurs choristes et anciens musiciens de la JEUCATH qui ont quitté Mbanza Ngungu et vivent aujourd’hui sous d’autres cieux ont tenu à chanter pour la dernière fois en l’honneur de leur président fondateur. Les sportifs locaux (Gwagwamen et Matebos confondus) qui venaient de perdre le président de leur Cercle de Football, les animateurs de Nkutu a Zowa, et la notabilité locale étaient tous présents. Bref, une assistance difficile à évaluer le nombre s’était donné rendez-vous à la morgue, à l’ISP, au stade Kitemoko et à l’Eglise du Sacré Cœur qui a refusé du monde pour cette circonstance. Ils étaient nombreux les amis de Mhass venus de Kisantu, Nkolo, Lukala, Kuilu Ngongo, Kimpese, Matadi, Luozi et même de la lointaine contrée de Kimvula, qui sont descendus à Mbanza Ngungu pour la circonstance et témoigner par leur présence, la haute estime qu’ils avaient en Ya Mhass. Dans cette longue énumération des personnes qui se sont distingués par leur implication dans l’organisation desdites funérailles, nous citerons aussi Noko Paul Balenza, qui était à la fois au four et au moulin pour honorer un ami qui était devenu pour lui un frère et qui avait le privilège de l’introduire dans le cercle des ngunguois. Concernant le programme proprement dit, la levée du corps avait eu lieu le vendredi 21 avril à 13 heures à la morgue de l’hôpital de Nsona Nkulu en présence de Son Excellence Monseigneur Nlandu, Evêque de Matadi qui a profité de sa présence pour bénir la dépouille mortelle. Directement, le cortège s’est ébranlé en direction de l’ISP de Mbanza Ngungu où fut organisée dans l’auditorium, une brillante séance académique présidée par le DG de cet institut en l’honneur du défunt. Vers la fin de la journée, le corps fut installé au Stade Kitemoko où une veillée funèbre de très haute fracture fut organisée avec le concours de Paul Balenza et son groupe, ainsi que des anciens de la JEUCATH qui ont tous électrisés l’assstance. Le clou de cette cérémonie restera sans nul doute la messe de suffrages qui a été célébrée le samedi à partir de 12 heures par Mgr Dinzolele entouré par une quarantaine de prêtres en l’Eglise du Sacré Cœur, la paroisse où il exerçait son ministère après avoir côtoyé à ces débuts l’Eglise Sainte Thérèse. Notre famille au grand complet, ses proches et tous ces amis étaient présents à cette eucharistie dans une église qui a refusé du monde. Moment de très grande émotion, les participants ont eu le privilège de suivre notre message final qui a été lu pour la circonstance par notre jeune frère Sant Agha Nganga Mabidi. C’est aux cimetières de Mpete que Mhass reposera désormais pour l’éternité le père de la fête du 1er Centenaire de la cité de Mbanza Ngungu. Hier, j’étais le grand frère qui avait vu le jour avant tout le monde et grâce à ce privilège, tous les petits frères me vouaient un respect en toutes circonstances de la vie. Aujourd’hui, Ya Mhass qui vient de nous précéder dans l’autre monde est devenu notre grand frère et mérite tous ces honneurs qui lui ont été rendus. Il a été grand parmi les grands de Mbanza Ngungu et il le restera encore pour le reste de notre vie. Que son âme repose en paix et que la terre de nos ancêtres lui soit douce et légère. Nous profitons de la même occasion pour remercier tous les amis de la famille vivant en Europe qui ont véritablement compatit à notre douleur. Certains se sont contentés de nous écrire par mail. D’autres ont réagi en nous appelant de vive voix au téléphone qui à un moment donné était complètement saturé. Un autre groupe, surtout les proches de la famille nous ont accompagnés dans notre deuil par leurs présences régulières en notre domicile. Qu’est ce que je dois ajouter de plus en direction de tous ceux qui nous ont rejoints le samedi soir dans la Salle que nous avons loué pour la circonstance au Bourget. La salle était devenue trop petite pour accueillir toutes ces gens qui se sont déplacées pour nous témoigner de vive voix leur compassion. A cette occasion, nous avons dénombré plus de 200 personnes dans cette salle où plusieurs ngunguois de la France, de la Suisse, de l’Allemagne et du BENELUX, ont de leur manière tenus à honorer la mémoire de leur ami. Nous ne pouvons pas passer sous silence la réaction des amis de La Fondation des Ngunguois du Canada, qui sous la houlette de M. Zéphirin Mbende se sont mobilisés pour apporter tant soi peu leur soutien à la famille en ces moments de détresse. Bika Mfumu Yisu Klistu, mu zola kuani, ka tu siamisa ye ka nata ngemba ye luvuvamu mu mioyo mieto… Kocsis |