Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...
Voici la suite de notre description de l'Avenue Thys
Après la famille de notre ami Musangi, nous retenons la parcelle de Papa Bakula, le grand couturier des mabaya ye bimbundi de nos mamans, ainsi que des robes pour jeunes filles. Au coin de cette parcelle, il y avait un emplacement réservé au haut parleur public de notre quartier. Un fait quoique anodin mérite d’être signalé. A cet endroit de l’eau en provenance de l’avenue Albert, formait un petit ruisseau qui se jetait sur le caniveau situé sur l’avenue Tabora. Ce coin était très fréquenté sous le prétexte qu’on s’y rendait pour écouter les informations et la musique qu’on distillait à la radio. En réalité, c’est la partie de notre avenue la plus peuplée du genre féminin. En face, il y avait Papa Kiketika dont la famille comptait trois jeunes filles. Vint ensuite une famille des bazombo dont le papa, un polygame invétéré, vendeur des poissons salés au grand marché, avait une progéniture assez nombreuse. L’aîné qui deviendra tailleur fut un excellent défenseur dans le FC Daring. Parmi ces enfants, on peut citer alias Bling et la pulpeuse Matondo qui fit tourner la tête aux jeunes de notre quartier. Juste après cette famille, c’est la redoutable famille de Papa Samuel Mamona Mbua, un célèbre conducteur d’origine angolaise. Ses enfants, Silva alias Buniamère, Mansu alias Bing Bill, Mbumba alias De Masquin étaient respectés dans le quartier. Cette famille avait aussi beaucoup des filles. La famille Mamona Mbua juxtait avec le Dancing Mutuelle Bar de Papa Ali Sidi. En face de ce bar, il y avait le grand cordonnier, Papa Lundoloka. C’est dans cette parcelle que vivait une autre famille des bazombo dont les célèbres Tino et Sevaleki Spartacus et leurs sœurs. Puis, une parcelle qui servait de dépôt des véhicules en pannes du garagiste Ali Sidi. Papa Sampayi, le papa de Dany Sengele alias Kiroba et ses sœurs dont les plus connues furent les Mapasa. Avant d’arriver dans la famille de Papa Mupepe et Mama Belo, il y avait aussi une famille des Besi Ngombe où il y avait aussi des très belles filles. Le grand garçon connu s’appelait Mbuadi. Dans cette famille, il y avait également des très jolies filles. Chez Papa Mupepe, Outre le vieux TP « Tout Puissant », il y avait, Mbuta Louisa, Véronique, Muble, Thomas, etc... Cette famille des bisimbi bia nkulu était parenté à Papa Philemoni Wumbu. En face, nous arrivons Chez Papa Lukembeladio Bernard avec ses neveux, le célébrissime Professeur et André Lunama. Ses enfants Faustin, Beros, Mampasi, Clémentine, Béatrice et Véronique comptaient parmi nos amis d’enfance. Dans le versant qui descend sur la nationale n° 1, nous avions eu plus de garçons que des filles. On commence par la famille de Papa Emmanuel Esteves, un San Salvador qui avait une boutique. C'était aussi, à l'instar de Tata Samuel Namata un bon photographe. Son fils aîné Taureau ne passait jamais inaperçu dans le quartier. En face, nous avons oublié le nom du chef de famille. Mais, dans cette famille nous nous souvenons de Lema et d'un autre enfant surnommé FWE. Puis ce fut la résidence de Nkaka Gracia Ndongala, Chauffeur mécanicien chez M. Lopez. Son fils aîné Nsau alias Lubueta avait excellé à Mviloti dans le mouvement de la Croix Rouge. En face, c’est la famille des parents de Mbuemi Vidos et ses sœurs Régine et Graça. Régine est l’une des filles qui avait le plus de succès dans a jeunesse. C’était une beauté à faire chavirer même un moine. Entre Papa Esteves et les Mbuemi, il y avait la famille de Ma Marie Kuta qui nous revendaient les fameux Kangila ngai. C’est dans ce coin que vivait le Vieux Thomas Makuiza. Outre son job à l’Otraco, il était un bon coiffeur. C’est lui qui a appris à Vieux Tarzan ce métier. Je confirme aussi que le Vieux Thomas était spécialiste des camons (nkisi mia ngolo). On dirait que c'était la voie obligée pour tous les jeunes qui adoraient les combats de rue. Plusieurs jeunes de notre époque, moi y compris, nous sommes passés par son laboratoire. Venait ensuite, la résidence de la famille de Mabiala alias Prungunzu, un ami personnel de Crispin et sa sœur Ngalasa. En face, il y avait Tata Isidore Nkamba et Mama Pauline ainsi que leurs enfants Jean Marie Nkamba, Marie et Nzeza. C’est là que résidait cette famille avant d’aller vivre sur l’avenue Bandibu. Signalons en passant que Tata David Malueki vivait lui aussi sur l’avenue Thys avant de s’installer sur l’avenue Coquilathville avec ses enfants. Après Papa Isidore, c’est la famille de la grande vedette du football ngunguois que fut Kimvuidi Mbuta Pascal alias Mieux, avant centre de soutien et joueur fétiche du FC Amicale et ses petits frères notammet Nsudi alias Souris et leur soeur qui deviendra l'épouse de Papa Makala. En face, il y avait des San Salvador : la famille Consençâo. Les enfants, Consençâo, Domingo et Rosa, la fille unique qui était une fois de plus très belle furent très bien appreciés dans le quartier. La toute dernière parcelle située au coin de cette avenue appartenait à Papa Mpununu Bernard, alors Greffier au Tribunal extra-coutumier de Thysville. Il y résidait avec ses enfants Mandonga, John, Eric et sa fille Victorine avant de s’installer plus tard sur l’avenue Tabora. Enfin, en face de Papa Mpununu, il y avait la famille de Papa Ndolumingu avec ses filles Ngyandu, Véronique et Luzolo et un de leur fils portant le nom de Ndolumingu.
Voilà les éléments que nous avons pu réunir sur les Bisimbi bia Nkulu ayant résidé sur l’avenue Thys. Quiconque peut nous apporter un correctif peut intervenir sans gêne.
(Prochainnement : avenue Stanley ou Muene Ditu)
Racontée par Crispin Lukoki et Jean Koke.
Bisimbi bia Nkulu