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Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...

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BIENTOT : LE SCRUTIN DE LA VERITE

 

BIENTOT : LE SCRUTIN DE LA VERITE - le 01.08.2011

 

En jargon footballistique, domaine dans lequel nous excellons depuis belle lurette, on parlerait volontiers d’une veillée d’armes pour deux équipes qui vont s’affronter dans l’ultime match, celui qui détermine le « champion ». Dans le domaine politique qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est le sprint final et ce tour de passe-passe qui va bientôt nous fixer sur l’avenir et le devenir du pays durant les cinq prochaines années. Qui de la mouvance présidentielle ou de l’opposition va se coiffer à l'issue de cette ultime confrontation directe, les lauriers de la gloire. That is the question. Ce double scrutin (présidentiel et législatif) prévu au mois de novembre 2011, nous pouvons le qualifier comme celui de la vérité. 

  

Aux présidentielles

Le Président sortant qui sera l’unique candidat de sa grande famille politique sera en lice avec une brochette d’adversaires issus tous de l’opposition, dont les plus en vue sont les vétérans Etienne Tshitsekedi, Léon Lobitsch Kengo wa Dondo et le tonitruant Vital Kamhere. C’est un combat de titan auquel vont se livrer les différents protagonistes qui, chacun dans son registre arrive avec son programme et ses arguments, capables de basculer les voix des électeurs dans sa gibecière. Qui dispose de plus de chances pour l’emporter ? C’est là où les Romains s’empoignèrent et à ce stade de la compétition, tous les scénarios sont possibles. Les trois candidats les plus en vue de l’opposition, parviendront-ils à tempérer leurs ardeurs en mettant chacun de l’eau dans son vin et présenter une candidature unique ? Dans ce cas, les choses vont se compliquer pour l’actuel locataire du Palais de la Nation. Dans le cas contraire, Jo Ka pourra rempiler facilement. Mais en tout état de cause, deux éléments majeurs méritent pourtant d’être épinglés :

-          Primo : Rares sont les élections organisés dans les pays africains où les présidents en exercice, de surcroit organisateur desdits scrutins acceptent de gaité de cœur de perdre leur strapontin. Kabila sera-t-il – quels que soient les vrais résultats - assez élégants et un grand seigneur pour faire exception à cette règle ?

-          Secundo : Les peuples du continent noir, ont compris depuis longtemps que l’usure du temps est le plus mauvais facteur qui défavorise la gestion de plusieurs de nos dirigeants. Même les pays du Maghreb et de l’Afrique du Nord qui se plaisaient dans des tels systèmes ont été envahis par le vent du changement et de l’alternance. Ainsi, quels que soient les performances réalisées par ceux qui sont aux affaires, la somme des épreuves à surmonter étant nombreux et incommensurables, c’est ce sentiment du changement qui est à l’ordre du jour dans les cœurs et esprits de la plus grande frange de la population.

C’est dans ce contexte que nous confirmons que le scrutin à venir sera très difficile sur tous les plans. Mais que seul le peuple, souverain primaire aura son dernier mot. Au-delà de tous les aléas et vicissitudes de la vie, nous croisons nos bras pour que l’esprit de fair-play soit le leitmotiv de tous les protagonistes et que le meilleur l’emporte.

 

Aux Législatives

Nous allons observer scrupuleusement les résultats qui seront issus des élections législatives à deux échelons.

D’abord au niveau des résultats qui seront réalisés globalement par les différentes forces en présence. Qui du « PPRD et ces alliés » ou des forces dites du changement aura la majorité requise au parlement pour obtenir l’impérium nécessaire qui lui accordera le droit de diriger le nouveau gouvernement qui sera issu des nouvelles élections. A notre avis, c’est ce scrutin qui sera le plus difficile, car selon qu’on soit de la mouvance présidentielle ou pas, on a eu l’occasion de se faire une idée exacte des points forts du gouvernement sortant dont le programme était axé sur les cinq chantiers de la République, pendant que les opposants brandissent toujours et toujours la situation sociale calamiteuse de la population qui mérite d’être réellement prise en compte par les pouvoirs publics.

Incontestablement, le mariage PPRD-PALU qui était aux commandes des affaires de la République au cours de cette législation finissante aura été un véritable marché des dupes. Il a plus servi les intérêts du PALU que ceux du PPRD. Le Parti Lumumbiste qui était au bord de la rupture a réussi à se requinquer et à consolider ces positions en brandissant à tout moment le spectre de l'implosion de la situation au cas où les engagements pris en 2006 n'étaient pas respecté. Parti populiste qui tire sa base dans les rangs de ces nombreux militants, originaires pour la plupart de la province de Bandundu, les troupes du patriarche Gizenga auront une fois de plus leur mot lors des futurs élections. Pendant que le PALU s'est réorganisé, le PPRD qui avait la majorité au parlement a été obligé de jouer les seconds rôles au sein du gouvernement. Plusieurs cadres de ce parti s'en sont plaints. N'ayant pas eu toutes les rênes du pouvoir, il a été obligé, malgré lui, d'accepter cette cohabitation au point de voir sa côte d'amour vis à vis de la population péricliter dangereusement.  Cette situation risque de le préjudicier dans l’opinion publique où il sera appelé à rendre compte du bilan du Chef de l'Etat.

 

Si le peuple sera assez mature et votera en âme et conscience, la majorité parlementaire risque de basculer dans le camp de l’opposition. Et de nous poser cette lancinante question. En cas de victoire de JOKA aux présidentielles, l’opposition sera-t-elle assez mûre pour travailler en symbiose avec un président qui ne serait pas de son obédience ?

 

Les élections législatives vont également nous intéresser au niveau des hommes qui vont nous représenter au niveau du Territoire de Mbanza Ngungu, notre circonscription électorale. Nous exhortons nos concitoyens a beaucoup plus de lucidité. Dans un effort de dépassement de soi, chaque électeur doit choisir, non pas les candidats de tel ou tel autre parti, mais des hommes, qu’ils soient de gauche ou de droite, capables de défendre avec fermeté les intérêts de notre contrée. Tel doit être notre leitmotiv.

 

Ce n’est pas n’importe qui, a l’étoffe d’un Représentant du peuple. Ces hommes et femmes qui nous inspirent confiance, nous les connaissons très bien. Ils ont pour noms : Kiakwama kia Kiziki, Mienze Kiaku Madeleine, Raymond Nsumbu, Pierre Nsumbu, Jacques Lunguana, Pierre Kabangu, Rose Ntona …  Les ngunguois sont prévenus et doivent trier les bonnes graines de l’ivraie.

 

Aux Provinciales

Par anticipation, nous annonçons aussi les couleurs en ce qui concerne les élections provinciales, programmées en 2012. Les enjeux desdites élections sont parfaitement connus et par conséquent, ne peuvent pas être minimisées. Les députés provinciaux, contrairement à ce que l’on peut croire ne sont pas des élus de seconde zone, ni des laissés pour compte. Au contraire, ils sont les véritables dépositaires et garants des destinées de notre région qu'ils ont entre leurs mains. C'est à eux que revient le pouvoir et la lourde mission de désigner nos Sénateurs et le Gouverneur de la province. A ce titre, nous refusons de donner notre caution aux aventuriers, qui pour une poignée de dollars trahissent les espoirs et les intérêts de toute la province.

 

La circonscription de Mbanza Ngungu est restée longtemps dans les oubliettes de l’histoire, faute d’une bonne représentativité. Depuis la nuit des temps, on nous confie toujours les seconds rôles et nos élus se plaisent dans cette situation, comme si nous manquions des hommes de grande envergure, capable de rivaliser avec leurs pairs des autres districts ou territoires.

 

Mbanza Ngungu a besoin des députés « vertébrés », c'est-à-dire des représentants disposant d’une expérience éprouvée dans la gestion de la chose publique, et surtout ayant la maturité nécessaire et suffisante pour briguer des postes de responsabilité.

 

Les élus de Mbanza Ngungu doivent cesser d’être naïfs. Contraints à la solidarité, Ils seront appelés de rester constamment à l’écoute de leurs mandants avant d’opérer certains choix cruciaux qui vont conditionner l’avenir de notre terroir.

 

On s’arrête là aujourd’hui. Nous reviendrons le moment venu sur notre vision et sur le profil des futurs candidats aux provinciales. Mais en définitive et contrairement aux dernières empoignades, il n'y aura plus cette fois-ci des cadeaux aux différents candidats.  La seule culture à mettre en exergue  sera celle de la méritocratie.

Kocsis 

 

 

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