Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...
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AUX NGUNGUOISES ET NGUNGUOIS Cet espace est avant tout un cadre de retrouvailles et d'échanges entre les ngunguois de Mbanza Ngungu, communément désignés sous le vocable des Bisimbi avec les ngunguois du monde ou de la diaspora. Vous pouvez aussi y découvrir l'histoire de votre chère cité, depuis sa création jusqu'à nos jours. KOKE MIEZI Jean Kocsis : "Le Grand Citoyen de Mbanza" COMMUNIQUE NECROLOGIQUE Pierre Mabeluanga, un homme fait de chair et de sang vient de nous quitter, Mais le remplacer sera très difficile pour nous. Je viens d'apprendre avec déchirement du cœur ce mardi, le 15 décembre 2015, la mort inopinée d'un homme qui a occupé une place de choix dans notre paysage durant ce dernier quart de siècle de notre parcours terrestre. Il s'agit du Prince de Kinkewa, le Grand Prêtre du temple de Saint Loriot à Matonge, le célébrissime Pierre Mabeluanga. A proprement parlé, nos chemins se sont croisés grâce à LA NGUNGUOISE, juste au moment où notre asbl marquait ses premiers pas. Mbuta Pierre comme on se plaisait toujours à l’appeler nous avait accueilli à bras ouvert dans son temple qui est devenu à partir de cette année-là, le point de passage obligé de tous les ngunguois. Je manque vraiment des mots pour présenter cet homme au grand cœur que fut le Vieux Pierrot. Pour ceux qui ne l'ont pas côtoyé de près, nous avons le devoir de leur affirmer sans peur d'être contredit que de son vivant, le Vieux Pierrot, une véritable force de la nature que tout le monde respectait à cause de sa forte personnalité fut pourtant un homme très affable, c'est à dire très adulé par les siens. Cet homme avait un grand cœur et sa générosité n'avait pas de pareil. En tant que Notable Kongo de très grande influence, il était dans tous les grands coups et diverses circonstances où les ressortissants de la province de Mfumu Kimbangu devaient prendre position sur l'un ou l'autre sujet qui les concernaient. Homme de situations difficiles, il savait faire entendre sa voix dans une communauté où la plupart des sujets qui fâchent se règlent par consensus. C'est ce géant qui vient de nous quitter et que toute la communauté ngunguoise dont il était la pierre angulaire pleure aujourd'hui. Dieu qui nous l'avait donné, vient de nous le retirer. Que toute sa gloire lui soit rendue. Ce n'est pas un Adieu Mbuta Pierre, car nous aurons l'occasion de nous revoir dans l'au delà. Que votre âme repose en paix !!! |
FC GWAGWA - 1966 QU'IL PLEUVE, QU'IL NEIGE OU QU'IL VENTE LA TRADITION SERA RESPECTÉE AVEC A LA CLE LE JUBILE D'OR DU FOOTBALL CLUB JEUNES GWAGWA QUI AURA LIEU AU MOIS DE FEVRIER 2016. GwaGwamen de MBANZA et du monde, Reveillez -vous Manifestez-vous Cette fête vous concerne C'EST LE PLUS GRAND RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE DE NOTRE EQUIPE COMMUNIQUE En marge des préparatifs des manifestations qui vont marquer le cinquantenaire du Football Club GwaGwa de Mbanza Ngungu, nous demandons à tous les sportifs ngunguois de jeter un coup d'oeil furtif dans leurs archives pour nous poster toutes les photos de n'importe quelle équipe de Thysville (Amicale, Diables Rouges, Jeunes Dynamiques, Daring, Dragons, Lorraine, Castors, Jeunes GwaGwa, Mikado, Dravering, Carnassier, Cheminots, Drafoot, FC 190, VAVA, etc...). Ces photos seront retravaillées pour une exposition au moment de la fête...
COMMUNIQUE AUX GWAGWAMEN DE LA DIASPORA Contrairement au message qui vous a été communiqué, l'enregistrement de l'émission télévisée consacrée aux festivités du Cinquantenaire du FC GwaGwa, précédemment programmée au mois de décembre 2015, nous portons à votre connaissance que cette rencontre est reportée au samedi 16 janvier 2016, de 12 h°° à 17 h°° à un lieu qui vous sera précisée à temps opportun. Jusque-là, seuls, Emile Bouluba, Jérôme Mavakala, Sevani Pidja, Mahenga Mbuta Fe, Guy Wissa et Saint André Mengi ont confirmé leur participation à ces retrouvailles. Où sont les autres GwaGwamen de la diaspora ? Qu'attendent-ils pour réagir ? Nous demandons à tous les anciens de GwaGwa d'apporter chacun un ballon de football et d'une somme minimum de 20 Euros au titre de leur participation à la vie de notre équipe. Ngizulu ya mbote. Mu GwaGwa, tu fuila |
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NECROLOGIE De Mbanza Ngungu, nous venons d’apprendre la mort inopinée de Odette, la veuve de MANSONI ma DOKOLO Brown, décès survenu ce dimanche 15 février 2015. Dans la même journée, la mort toujours cruelle vient d’arracher à l’affection de Marie Claude, Chevromo, Marie Nzumba, Ndombe, Bibi, Luyeye et Nadine, ses enfants, Papa Bernard MPEMBELE. Nous présentons aux familles éprouvées, nos condoléances les plus sincères
Ces messages tiennent de Faire-Part. |
Avec consternation je vous fais part qu'il a plu au Seigneur de rappeler auprès de lui ma chère maman Marie-Louise Nzenzi Buaka en ce jour du 23 décembre 2014, vers 19 h 30. Ces deux dernières années sa santé était devenue très instable, mais nul ne pensait qu'elle nous serait arrachée si vite. Oui, le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris! Je la recommande à votre pieuse prière ainsi que toute sa famille endeuillée. |
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PETRUS MATUTU LUNEKO VIENT DE PERDRE SA MERE La Fondation des ngunguois de l'Amérique du Nord annonce avec tristesse le décès de la maman de Petrus Matutu Luneko, décédée ce samedi 01 novembre à Mbanza-Ngungu. Vous pouvez contacter Mfumu Petrus à Montréal au numéro de téléphone 438 402 6967. La Fondation des ngunguois de l'Amérique du Nord présente ses sympathies à la famille Matutu Luneko Petrus à Montréal.
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NGUNGUOISES ET NGUNGUOIS, FUMONS LE CALUMET DE LA PAIX !!! |
Cessons de cultiver la haine et de distiller la colère dans notre cité. Tel est l’essence du message d’amour et de paix que je veux partager ce jour avec toutes les ngunguoises et tous les ngungouis animés par le bon sens et qui acceptent les conseils des ainés. Après les durs moments que notre communauté vient de traverser dans l’agitation et la turbulence la plus totale au moment des funérailles de notre ami et frère Raymond Nsumbu Badika Lukau, l’heure a sonné pour que nous nous asseyons autour d’une même table pour fumer le calumet de la paix.
Lufua, c’est notre lot quotidien.
Yi nzila ya beto bawonsono…
Personne ne peut y échapper
Mfumu nzambi mpe wa kubika keti bueyi si tua va mbanena
Ne nous trompons pas de cible en indexant certains de nos propres frères qui ne sont que des boucs émissaires dans les déboires et démêlées judiciaires qui ont précédées le décès de ce digne fils du terroir. En effet, loin de nous l’idée de jouer le rôle d’un sapeur pompier ou de l’avocat du diable, je suis de ceux qui peuvent affirmer que nos frères qui travaillent au gouvernement provincial à Matadi n’ont en réalité joué aucun rôle dans le calvaire subi par Raymond durant toute la période de son incarcération. Leur malheur c’est de s’être retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment…
Nua wu dilanga ka wu vayikisanga mambu ma mbote ko.
Kansi, mvumbi vo yi zieme, mambu mawonsono
Ye ma mbote, ye ma mbi, manisa kaka ma manisanga…
Recadrons les choses dans leur contexte réel.
§ <!--[endif]-->MBEDI YI KITEMBEDI est connu par tous ceux qui l’ont fréquenté durant sa carrière politico-administrative à Mbanza Ngungu comme un homme très affable, incapable de faire du mal même à une mouche. Pourtant, il a été traité et chassé au deuil comme un malpropre. Quelle triste déveine pour un homme, de surcroit une autorité publique envers lequel, plusieurs ngunguois vouaient un certain respect. C’est certainement à titre privé que Mbedi a effectué ce déplacement de Matadi vers Mbanza Ngungu pour assister comme tous les vrais ngunguois aux funérailles d’une personne qu’il a longtemps côtoyé et avec lequel il a partagé une partie de sa vie. L’occasion faisant le larron, on lui a confiée cette sale besogne de convoyer la contribution de l’Exécutif provincial qui n’avait plus sa raison d’être, car en terre Kongo, on ne pactise pas avec le diable. Or, comme c’est MBADU qui avait autorisé cette intervention, la famille qui était en droit de refuser cette libéralité devait se limiter à ce geste qui était tout à son honneur.
Même s’il ne faisait pas partie de l’équipe gouvernementale, certainement que Mbedi n’aurait pas hésité pour assister à ce deuil. Ceux qui ont posé l’acte décrié n’ont pas été élégants.
§ <!--[endif]-->Je plaide aussi en faveur de notre vice gouverneur ATOU MATOUBUANA NKULUKI que tout le monde voudrait crucifier à cause de ses fonctions officielles. Tous ceux qui sont au parfum du fonctionnement de nos institutions, savent qu’un vice gouverneur en RDC ressemble plus à une marionnette, une simple étiquette qui n’a pas les pleins pouvoirs dans la gestion d’une affaire aussi sensible que celle que nous avions vécue et qui était à notre avis de la seule compétence exclusive de son titulaire. Dans la conduite des affaires de l’Etat, il y a des choses qui ne se disent pas en public. Mais de l’Europe où nous suivions à distance ce dossier, nous savions que Atou n’avait pas abandonné son frère qu’il a soutenu de sa manière.
Suivez mon regard ! Beaucoup de nos amis n’avaient pas accordé une attention particulière à mon message, lorsque j’avais attiré l’attention de l’opinion publique au moment des élections qui avaient porté Mbadu à la tête de la province. Mbanza Ngungu avait commis une grosse erreur d’appréciation politique en apportant son soutien à la candidature de cet originaire du Bas Fleuve qui était en lice avec Déo Nkusu, qui était le candidat naturel des Cataractes.
Je ne cherche plus à remuer la plaie sur le couteau sur tout ce qui a été raconté sur mon compte par certains prophètes de malheur, mais je parie aujourd’hui que dans les mêmes conditions, si le gouverneur était originaire de notre district, il n’aurait pas sacrifié son propre frère de cette manière là. Tu kadila dio ngangu mu bilumbu bi kuiza.
J’en arrive au cas de PIERRE KABANGU, l’actuel Ministre provincial de l’Agriculture, celui-là qui avait eu le malheur de remplacer Raymond à ce portefeuille. Or, pour ceux qui ne le savent pas, Pierre était paradoxalement le filleul de Raymond. En conséquence, celui-ci entretenait des relations privilégiées et empreintes d’une grande cordialité avec son parrain. Outre ce lien, les deux compères étaient membres d’un même parti politique, le MSR, ce parti qui avait favorisé l’entrée de Raymond au gouvernement provincial. Pour la petite anecdote, au moment des tractations en coulisses qui avaient précédé la composition de ce gouvernement, c’est justement le même Kabangu qui était le Secrétaire Exécutif provincial du MSR qui avait porté à bras le corps le dossier de la candidature de son parrain.
Pour quiconque connait Pierre Kabangu et le degré de confiance qu’il avait envers son ami, je ne crois pas un seul instant que celui-ci pouvait comploter contre le défunt.
Là où Atou était incapable de faire revenir son titulaire à la raison, Pierre ne disposait d’aucun moyen de pression pour faire changer cette position figée de Jacques Ba Moyen, un homme parait-il, très suffisant et très conflictuel, selon les propos de ceux qui l’ont côtoyé à Boma.
Lorsque Kabangu avait accepté de remplacer Raymond comme Ministre pour le compte de leur parti politique, personne n’aurait imaginé cette tournure dramatique des choses. S’il avait refusé de remplacer Raymond au gouvernement provincial, on serait les premiers à lui reprocher sa faiblesse.
Voilà, au regard de toutes les observations soulevées et afin de mettre un terme à cette affaire, j’exhorte à tous les ngunguois à mettre de l’eau dans notre vin.
Pour ce faire, je vous demande en ce qui concerne nos trois frères qui sont au gouvernement provincial (ATOU, KABANGU et MBEDI), qui figurent parmi les personnes qui étaient du vivant de Raymond dans ces bonnes grâces, de ne pas les diaboliser inutilement et en définitive de leur accorder des circonstances atténuantes, en les traitant comme tels.
Les saintes écritures nous enseignent de ne point juger autrui.
Elles enchaînent en nous disant :
Que ta main gauche doit ignorer, ce que ta main droite a donné.
En effet, seul Raymond, là où il repose et sa petite famille savent qui a fait quoi durant toute la période de sa maladie et il ne faut pas empêcher toutes ces personnes qui de manière individuelle ou personnelle veulent continuer à soutenir dans l’anonymat le plus total la veuve et les orphelins.
Voilà pourquoi nous disons que la mort de Raymond n’a pas été inutile. Elle constitue un cas de conscience pour TOUS et que chacun de nous en tire les leçons qui s’imposent.
KOKE MIEZI Jean alias Kocsis
Membre Fondateur
et Président Honoraire de LA NGUNGUOISE
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HOMMAGE A RAYMOND NSUMBU BADIKA Par Jean KOKE MIEZI – KOCSIS Membre Fondateur et Président Honoraire de LA NGUNGUOISE asbl |
C’est ce vendredi dans la matinée que la dépouille mortelle de Raymond Nsumbu Badika Lukau va quitter la morgue des Cliniques Ngaliema de Kinshasa pour Mbanza Ngungu où son corps sera porté en terre ce samedi 9 août 2014 aux cimetières de Luvaka. J’aurai bien voulu me taire et rester en dehors de toutes les élucubrations et tous ces commentaires en sens divers qui vont accompagner les funérailles de notre compatriote. Mais le devoir que nous impose notre statut ne peut pas nous laisser insensible et indifférent devant cette triste nouvelle.
En effet, la tradition veut qu’en milieu Kongo, les lieux de deuil soient transformés en espace de commérage où les potins de concierge de tous acabits vont rivaliser d’ardeur avec leurs historiettes, les unes plus croustillantes que les autres pour maintenir l’ambiance et créer la détente nécessaire en ces circonstances malheureuses. Pour le cas d’espèce des funérailles de notre défunt Raymond Nsumbu qui était un homme public, je suis persuadé que l'attention des gens et les commentaires seront plus focalisés sur les derniers moments de sa vie caractérisées par ses démêlées avec la justice, les conditions de sa détention qui ont détérioré sa santé et précipité sa mort, sans oublier l'indifférence dont ont fait montre les autorités politiques sur le sort de ce fils Kongo qui a rendu de sa manière des services louables à la nation toute entière et à sa province plus particulièrement.
1. UN DES PILIERS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE
Dans le Bas-Congo Raymond Nsumbu Badika était l’un des piliers des activités de masse en milieu rural. Il reste et restera à jamais une éminence grise et une figure de proue de la société civile congolaise dans laquelle on le compte incontestablement parmi les précurseurs de ce mouvement.
Raymond Nsumbu Badika appartient donc à cette race sacrée des personnes nées sous une bonne étoile et qu’on peut aisément assimiler aux faiseurs des miracles, dans la mesure où chaque fois qu’il entreprenait une action, il le faisait avec beaucoup de convictions en ratissant autour de lui, frappant à toutes les portes, même celles qui sont hermétiquement fermées et mobilisant toutes les énergies ainsi que toutes les ressources disponibles jusqu’à la victoire finale.
Par ailleurs, en tant qu’agent de développement, Raymond était reconnu comme un vrai baroudeur et n’avait pas de concurrent dans notre contrée, au regard du nombre illimité de projets qui fourmillait dans son cerveau et dont il était le promoteur. Tous ceux qui étaient proches de lui savent que ces activités dépassaient le cadre normal des initiatives amorcées par une seule personne.
Dans les années 1990, durant la période faste de l'APRODEC qui reste sans nul doute sa marque déposée, Raymond Nsumbu Badika fut un jeune patron qui n’hésitait pas à rendre service à la population, à ses proches et surtout à ses collaborateurs, même si plusieurs d’entre eux l’avaient remercié en monnaie de singe, sans que cela ne puisse le décourager, ni le contrarier. Plusieurs ngunguois de sa génération sont passés dans son école où ils ont appris quelques ficelles de leur métier, jusqu’à devenir ces véritables ambassadeurs, là où ils ont installé définitivement leurs pénates pour le reste de leur vie.
2. UN ACTIVISTE ET AGENT DE DEVELOPPEMENT QUI VOULAIT IMPOSER SA VISION DANS LE SECTEUR AGRICOLE DU BAS CONGO
Très idéaliste, Raymond Nsumbu croyait que face à l’incurie des pouvoirs publics, le développement de notre pays était tributaire de cette prise de conscience de nos populations appelées à participer comme acteurs et non comme spectateurs aux activités communautaires.
Dans sa peau de leader d'opinion et de meneur d'homme, ce dernier disposait de son propre réseau qui lui permettait d’affronter sans complexe tous ces contemporains. A cet effet, il ne tolérait pas la concurrence et la contradiction. Chaque fois qu’il s’était fixé un objectif, il était difficile de lui faire changer d’avis.
Voilà un peu la caricature de cet homme, devenu Ministre dans sa propre province avec en prime, l’agriculture et le développement rural comme champ d’action, un secteur qui lui collait vraiment à sa peau. Dans son rôle de Commis de l’Etat, il a voulu imposer sa propre vision dans la gestion de cet important domaine de la vie, entrant en contradiction avec sa hiérarchie qui voulait avoir une mainmise dans ses dossiers, provoquant ainsi cette rupture spectaculaire et dramatique que nous déplorons aujourd’hui.
Dans cette affaire qui l’a opposé à l’exécutif provincial, tout le monde s’est rendu compte que lorsque deux mammifères broutent dans les mêmes pâturages, le plus faible finit toujours par payer les pots cassés. Cet adage de chez nous a été confirmé dans cette gué-guerre qui a opposé Raymond au Gouverneur du Bas Congo, celui-là même qui l’avait retenu dans son équipe gouvernementale et qui a finit à tort ou à raison par le rejeter. Ainsi va la vie et surtout en politique où des grands amis d’hier peuvent devenir des pires ennemis.
C’est cela que nous appelons « la bêtise humaine » qui se caractérise dans le cas d’espèce par l’excès de zèle, la sournoiserie, l’orgueil, la domination, le rejet et l’autosuffisance à laquelle on doit ajouter le refus de s’amender, de se repentir et /ou de pardonner. C’est ici l’occasion pour nous de fustiger les comportements de nos autorités qui ne sont pas humbles. Elles ont cette manie de ne pas reconnaître leurs erreurs et refusent ainsi de revenir sur certaines décisions sujettes à caution et prises parfois dans la précipitation ou sous l’effet de la colère.
La loi du plus fort a donc eu finalement raison sur cet homme déjà malade, mais qui dans d’autres circonstances aurait pu gérer sa maladie autrement et prolonger son espérance de vie. Justement, c’est durant cette période de ses démêlées avec la justice pour des faits avérées ou non qu'il a été rappelé dans l’au-delà. Il est ainsi parti en tant que prévenu, sans que cette justice ne tranche sur sa culpabilité ou son innocence.
Quelle triste fin pour un homme qui a été durant toute sa vie au service du prochain et de sa communauté.
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, la mort de Raymond doit nous interpeller tous, à commencer par ceux qui ont été à l’origine de sa détention et qui savaient que celle-ci pouvait avoir des conséquences fâcheuses pour son avenir. C’est donc l’occasion pour nous de rappeler ces prescrits bibliques pleines de signification :
« Vanité de vanité, dit l’Ecclésiaste, vanité de vanité, tout est vanité.
Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une autre vient et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.
Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord ; puis il tourne encore et reprend les mêmes circuits.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent... »
Raymond Nsumbu est parti pour toujours.
Son histoire sur cette terre des hommes est terminée.
Que son âme repose en paix !!!
Adieu Raymond
Mbanza Ngungu alias Thysville se souviendra toujours de toi !