Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...
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Lorque Jojo Paul Mandiki, le premier élève de la classe, quitta en 1976 Mbanza Ngungu pour Paris, la ville lumière, d’aucuns croyaient que c’était une aventure sans lendemain qu’entreprenait cet homme dont la témérité et le courage n’ont pas d’égal. Les plus pessimistes disaient que ce voyage était voué à jamais à l’échec, car on ne voyait pas par quel bout ce jeune homme allait-il commencer sa vie en occident. Or, c’est le contraire qui se produisit avec cette ruée des ngunguoises et ngunguois vers l’Hexagone d’abord, puis dans les quatre coins de la planète où chacun selon sa fortune taille la pierre de sa manière pour prendre en charge sa famille restée au pays. Que seraient devenus ces parents, croupissant aujourd’hui sous le poids de l’âge dans un pays où la lutte pour la survie est devenue un vrai challenge, si leurs progénitures, solidarisme africaine oblige, n’avaient pas suivi cet exemple qui fait de Jojo Mandiki de Panama l’un de nos héros des temps modernes ? Trente six (36) années après, quelques-uns de nos compagnons d’infortune qui se plaisent à se faire passer pour des « fua ku mputu » ont perdu toutes leurs repères à NgunguVille. S’ils s’hasardent aujourd’hui de rentrer dans la cité de leurs ancêtres, ils passeront pour des illustres inconnus, car l’actuelle génération des ngunguois ne les connait pas. Entretemps, les premiers enfants nés dans la diaspora sont devenus à leur tour des pères ou mères de famille. C’est une nouvelle communauté qui a vu le jour et qui doit se constituer autour d’un idéal. Il est donc nécessaire de réchauffer nos cœurs, non seulement dans les circonstances malheureuses qui nous obligent à l’unisson, mais aussi dans les moments de bonheur où nous pouvons réfléchir ensemble sur nos projets d’avenir et les réalités de ce monde. Voilà pourquoi nous adressons anticipativement nos félicitations au Cercle des Amis de Mbanza Ngungu, en sigle CANGU France, pouvoir organisateur de cette grande fête des retrouvailles. Grâce à cette initiative fort louable, nous sommes tous conviés de participer dans la nuit du samedi 30 juin 2012 dans la Salle de fête DELCOUR de Nanterre. Placée sous le signe de l’amitié et de la convivialité, cette soirée sera un grand moment de partage et d’échange d’expériences pour tous les participants. « Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Mais, là où il y a des hommes, quelles que soient les divergences, on finit toujours par se rencontrer. Ne ratons donc pas cette opportunité. Kia le 30 juin, beto bawonsono : Tukala kintuadi, Mbunzu ye mbunzu zi fuete tutana ». De bouche à l’oreille, faites circuler cette information. Luiza ye bakento evo matoko meno ye kaluvilakana bana beno ko et profitons de cette opportunité pour renforcer nos relations amicales et fraternelles.
Nsongi a Nzila |