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Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...

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MUNDIANGU CHINGLIFOU EST DECEDE

 

 

LE MONDE DES SPORTIFS NGUNGUOIS EST EN DEUIL

MUNDIANGU CHINGLE EST MORT

 

 

Les jeunes ngunguois d’aujourd’hui ignorent tout de cette grande famille des sportifs qui habitait le camp des policiers, situé à quelques encablures de la cité des forgerons au Camp Nsona Nkulu. Le chef de cette famille fut un policier, originaire de Baningville, l’actuelle Bandundu qui a passé toute sa carrière à Thysville, sa ville d’adoption où naquirent presque tous ses enfants qui maniaient le kindibu à la perfection. Personne ne pouvait s’imaginer que Monene qui se plaisait qu’on l’appelle sous le pseudonyme de Grand Seigneur et toute sa fratrie était des bayanzi. A cette époque, les liens qui unissaient les enfants de notre  génération, relations le plus souvent tissés sur les bancs de l’école Sainte Thérèse et se prolongeaient soit sur les nombreux terrains de football qu’on fréquentait ou dans les mouvements de jeunesse en vogue à cette époque étaient très cordiales. C’est à ce titre que nous étions acceptés par cette famille que nous visitions régulièrement lors de nos différentes pérégrinations en dehors du Quartier Lutete, notre fief.

Ayant eu la passion pour le football que nous considérions tous comme notre distraction préférée, nous étions des témoins oculaires  des exploits réalisées par les équipes locales dominées par l’insolence suprématie des légendaires Diables Rouges de Nsona Nkulu et son alter ego, le FC Amicale (balle à  Terre), le mot vient de moi, ce club qui faisait valser par son beau jeu toutes les équipes adverses. C’est la période faste et inoubliable du football ngunguois qui a eu ces vedettes confirmées, qui ne pouvaient pas passer inaperçues dans les ruelles de cette cité.

Les jeunes footballeurs en herbe étaient aussi nombreux qu’on pouvait les citer. Dans le FC Verian Ball, équipe des cadets des Diables Rouges, on retrouvait dans les perches un gardien aux talents incommensurables. Mundiangu chingle, car c’est de lui qu’il s’agit était le propre petit frère de Henri Monene le bombardier, qui lui aussi est passé par cette école des rouges et noirs. Or, les places de titulaire chèrement acquises au sein des Diables Rouges et Amicale étaient difficiles à récupérer pour les jeunes joueurs. A cette époque où Dikambala le gardien magique et Mayala Mobarona faisaient la loi dans les perches des Sauriens, Chinglefou et son ami Mandiki Hebreu refusèrent de jouer les seconds rôles au sein de la Renaissance, équipe cadette des Diables Rouges. Ils s’en iront renforcer le FC Lorraine du Président Ambroise Tshambro. Son keeping très éblouissant dans cette dernière formation lui ouvrit largement les portes du FC Olympic de Kinshasa où il eut comme coéquipiers deux grandes célébrités du football kinois, Pembele alias Ngunza et Cavaleiro dit CAVA. C’est dans la célèbre et prestigieuse formation des dauphins noirs où il a côtoyé Kibonge Gento, Adelard Mayanga, Jean Kembo, Mavuba Ndoki a ndombe, Diantela, le Général Mange, Lufutuka Mobylette, Musungu, Luyeye Commando, Lunguila Wayne et autres Vincent Muniangu que celui-ci a rangé ces crampons. Après sa retraite, il s’est installé avec toute sa famille à Kinshasa et c’est dans cette ville qu’il a répondu au rendez-vous avec la mort.

Mundiangu qui vient de nous quitter reste sans conteste l’une des vedettes confirmées du football ngunguois et son nom restera à jamais gravé dans les tablettes de l’histoire. Avec la disparition physique de Mundiangu, c’est un frère et un ami qui vient de partir dans l’au-delà rejoindre ces illustres prédecesseurs que sont Nlandu Katap’s, De la danse, Papa Nkoko, Kalemba Mpakasa, Porqué, Maleta Elastique, Nakoka Maertens, Nguala Lambert…. Je ne cesse de le répéter à tous les amoureux du ballon rond. Le FC GwaGwa, cette équipe qui fait aujourd’hui le bonheur des ngunguois n’existerait peut-être pas, n’eut été l’apport de certaines personnes qui avaient évolué dans son ’ombre. Si Mayayila célestin, un homme sans peur a été mon modèle en tant que dirigeant sportif, je dois avouer que le Vieux Henri Monene, frère aîné de Mundiangu a été mon véritable mentor. C’est lui qui m’a permis de jeter les bases qui ont permis au FC Jeunes GwaGwa d’imposer son label sur la scène sportive. Celui-là fut un grand spécialiste de la préparation psychologique des joueurs. Des gars de sa trempe, on ne les ramassait pas dans la rue.

En ces durs moments de la séparation, nos pensées s’en vont directement en direction du Grand Seigneur, et à travers lui, j’adresse mes condoléances les plus sincères à la famille éprouvée. 

 

    

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