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Cadre de retrouvailles des ngunguois de Mbanza Ngungu avec les ngunguois du monde éparpillés dans les quatre coins de la planète...

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NTONA RACONTE SON ENFANCE (1ère partie)

Edouard NTONA LULENDO est né en Septembre 1943 à la maternité de la ville, située derrière le garage de la mission catholique Sacré Cœur. Ce bâtiment deviendra à une certaine époque l’internat des élèves du Collège Saint Clément. Les NSIAMASUMU Jacques Gabriel, NKODIA Godefroid, etc... sont passés par cet internat.  Cette maternité a fonctionné jusqu’en 1951, date de l’inauguration de l’actuel hôpital NSONA NKULU (Ex hôpital Président Charles qui, à l’époque, était le président de l’OTRACO, ONATRA actuelle). NTONA a commencé l’école maternelle à l’école Notre Dame du Congo où il a fait connaissance avec la Sœur Hélène du Christ de la congrégation des Sœurs de la Charité de Gand. A l’époque on ne parlait pas de l’école maternelle. Aujourd’hui on parle des 1ère, 2ème et 3ème maternelle. Nos classes de maternelle s’appelaient simplement « Zéro année » dans tous les réseaux d’enseignement.  Après la « Zéro année » on passait en 1ère année à l’école Sainte Thérèse (Ecole Primaire Catholique). Pendant toute son école primaire il a eu Mr l’Abbé DINGANGA Emile comme Directeur. Nous avions connu le système de 2 gongs, raconte-t-il. Le matin la messe était obligatoire : 6h30-7h00. Après la messe nous rentrions à la maison manger le Fufu avec le « Kangila ngai », prononcer « Kangela ngai » c.à d. les « Makayabu » grillés ou des « nkanda mia ngulu ». C’étaient des repas délicieux. Les enfants qui en avaient la possibilité s’offraient des beignets « mikati », prononcer « mikate ». Maman Louise KINZONZI,  née Sango Louise sur l’avenue Tabora, épouse du Chef le plus emblématique du Centre Extra Coutumier de Thysville, était l’une des spécialistes dans la préparation des beignets. NTONA fut l’un des enfants qui aidaient maman Louise pour des petites courses. A l’époque lorsque les papas allaient au travail et les élèves à l’école, les rues de la cité restaient presque vides, les beignets qui n’avaient pas été vendus dans la journée étaient distribués gratuitement à qui le voulait. A 11h30 les cours de l’avant-midi se terminaient, retour à la maison pour manger et à 14h30 les cours reprenaient jusqu’à 16h30. Les papas de l’OTRACO travaillaient également 2 gongs, 7h-12h et 14h-17h. Chaque jour nous chantions comme ceci :

-      Sikama na nsiuka, kuenda na maza, na maza, na maza, na ku
       yobila

-      Katuka na maza kuenda na inzo Nzambi, na inzo Nzambi, na
       inzo Nzambi na 
kusambila

-      Katuka na inzo Nzambi, vutuka na inzo, na inzo, na inzo, na
       kudia fufu

-      Katuka na inzo kuenda na kalasi, na kalasi, na kalasi na 
       kulonguka

Le long de l’école primaire notre promotion n’a pas connu de chaussures. Nous étions presque tous pieds nus: une chemise, une culotte, sans sous-vêtements, « ye masutu meto » pour la plupart des enfants et cela nous créait des problèmes pour aller nous laver à Kitoko Nsunga. Ceux qui n’étaient pas circoncis devaient attendre que ceux qui avaient des « nsewa » puissent terminer à se baigner.

C’est en 1953 que NTONA fut circoncis pour devenir « NSEWA » et jouir des mêmes droits que les anciens. La circoncision se faisait gratuitement tous les mercredis par groupes de 10 enfants par semaine. Lorsque les vacances approchaient, chaque élève recevait un billet des vacances sur lequel la destination était clairement indiquée. Partout où on allait en vacances, on devrait assister à la messe chaque dimanche et faire signer son billet des vacances par le Curé de la Paroisse. Au retour des vacances, un contrôle sévère était effectué qui amenait jusqu’à l’exclusion des élèves non en règle. Chaque mercredi il n’y avait pas cours dans l’après-midi et nous allions dans les villages environnants, selon les saisons, à Mfinda Noki à la recherche des « Mbuba », des « Mantusu » ; ou dans la brousse vers le village Mpete à la recherche des « Mfilu » et des « Ntundulu » en chantant «  eee nsunga ntundulu, kala yo Vana ya sangumuka, kala yo ». Et quand vous trouviez, on criait : tuuu c'est-à-dire triomphalement, j’ai trouvé.

 

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S
C´est vrai Mbuta Ntona,je connais bien cette maternité,car je suis né dans cette maternité aussi.Après la démolition des maisons qui se trouvaient à l´emplacement du Marché centrale,un monsieur très grand de taille est allé vivre dans le bâtiment abandonné de cette maternité,qui se trouvait du côté de la voie ferrée.L´homme en question était originaire de l´Equateur,et fabriquait des balaies,qu´il vendait au marché.Simbi kia nkulu  
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K
Mbuta Ntona,Je suis tenté d'ajouter :Katuka na inzo, kuenda na bala bala, na bala bala, na ku sakana.... Sans te mentir, Crispin ye mono tutomene yangalala pour cette entrée en matière qui vient de nous tenir en haleine. Cela nous pousse à créer une rubrique spéciale où nous allons regrouper toutes les informations que tu as décidé de partager avec tous les amis de Mbanza Ngungu.Nous espérons vivement que nos lecteurs apprécieront tes écrits.Merci à Auguy pour ta disponibilité.Sala ye mavimpi
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